San Salvador : fin de la première étape du procès des (210190)
Décision dans les prochaines heures
San Salvador, 21janvier(APIC) La décision concernant le sort des assassins de six jésuites et de deux femmes à l’Université catholique centroaméricaine (UCA) à San Salvador le 16 novembre dernier devrait tomber ces
prochaines heures. Ricardo Zamora, le juge chargé du dossier, devait décider vendredi dans la journée si les militaires accusés resteront en prison
ou seront relâchés, a déclaré vendredi à l’agence APIC la responsable de la
"Tutela legal" de l’archevêché de San Salvador, Maria Julia Hernandez. A
l’archevêché, l’on craint que l’on fasse payer des "lampistes".
Le principal accusé, le colonel Guillermo Alfredo Benavides, aurait planifié l’action et dirigé l’opération. Trois lieutenants, deux sous-officiers, un caporal et deux soldats se trouvent également sur le banc des accusés. Un neuvième suspect est toujours en fuite. Des membres de l’opposition ont déclaré à San Salvador que le gouvernement était profondément divisé en raison de la décision du président Alfredo Cristiani de faire traduire en justice les neuf militaires soupçonnés de ce massacre qui a terni
encore plus l’image du gouvernement salvadorien.
Le retrait annoncé du vice-président Francisco Merino de son poste de
ministre de l’Intérieur est le signe de "tensions internes", selon Gerardo
Lechevalier, du parti démocrate-chrétien. Merino avait déclaré à la télévision qu’il se démissionnerait probablement ces prochains jours; il a souligné en même temps que son retrait n’était pas la conséquence d’un désaccord avec le président Cristiani.
Des craintes à l’archevêché
A l’archevêché, on craint que si l’on punit effectivement les assassins,
l’on ne s’en prenne qu’aux "auteurs matériels, et non aux auteurs intellectuels", et qu’il y a des personnes impliquées "plus haut". Le fait d’avoir
inculpé des soldats "est un fait sans aucun doute positif, mais ce n’est
pas toute la vérité", souligne Maria Julia Hernandez. De l’avis de la responsable de l’organisme de défense des droits de l’homme de l’archevêché,
"le cas est bien plus complexe". (apic/be)