Deux journalistes se retirent
San Antonio, 29 mai (APIC) Pendant plusieurs jours, des rumeurs ont circulé
parmi les participants à la Conférence mondiale " Mission et Evangélisation" qui a lieu à San Antonio du 22 au 31 mai, sur la présence d’espions
d’Afrique du Sud. Une participante namibienne s’est plainte que les
délégués namibiens et sud-africains ne pouvaient plus s’exprimer librement,
étant donné que l’un des journalistes accrédités avait une fonction rétribuée auprès de l’Ambassade d’Afrique du Sud à Washington.
Dans un message adressé au Comité directeur de la Conférence mondiale
"Mission et Evangélisation", Dionne Crafford et Piet Meiring, tous deux
professeurs de missiologie à l’Université de Prétoria et accrédités pour
cette conférence, déclarent avoir pris connaissance du fait que certains
délégués ressentaient leur présence comme embarrassante et se retirent volontairement de la conférence.
Dionne Crafford et Piet Meiring affirment avoir "accepté de bonne foi"
d’assister à cette conférence, accrédités au nom de "Contact America", station de radio qui émet depuis Washington DC et par M.Luckhoff, attaché pour
les affaires religieuses de l’Ambassade d’Afrique du Sud à Washington. M.
Luckhoff, également accrédité par "Contact America" a aussi demandé son
retrait de la Conférence. Ces deux correspondants spéciaux sont membres de
la coalition "Outreach Africa" (constituée d’organisations évangéliques
conservatrices qui ont pour but de réaliser des émissions destinées à
l’Afrique du Sud). De plus, aucun représentant de "Contact America" n’a
fait de demande de participation à la conférence, conformément à la politique du Conseil oecuménique des Eglises (COE) qui veut que l’admission des
journalistes aux réunions des sous-sections dépende de la décision du
président de la section.
Au cours de la conférence de presse qui a eu lieu le 26 mai, le pasteur
Allan Boesak avait déclaré à ce sujet : "Chaque fois qu’il y a une conférence comme celle-ci, avec des participants sud-africains, on peut être
sûr qu’il y a des espions du gouvernement d’Afrique du Sud." Accusant ces
"journalistes" sud-africains d’être venus sous de faux prétextes, il a
ajouté qu’il comprenait "la réaction émotionnelle des délégués sud-africains, qui avaient parlé en toute franchise". "Des exemples ont montré dans
le passé que cela pouvait conduire à "l’emprisonnement, à la torture et
même à la mort," a-t-il précisé. (apic/soepi/mg)