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    (*) Sami Aldeeb est l’auteur de nombreux ouvrages et articles sur le droit arabe et musulman et le

    Sortie du film "Amen": son contenu est loin d’être aussi problématique que son affiche

    L’avis du secrétaire général du SIGNIS: un film décevant

    Paris, 18 février 2002 (APIC) Le dernier film de Casta Gravas, "Amen", est loin d’être aussi problématique dans son contenu que peut l’être son affiche, estime Robert Molhant, secrétaire général du SIGNIS, association catholique mondiale pour la communication reconnue officiellement par le Vatican. Selon lui, le traitement cinématographique est décevant, de l’avis quasi-unanime des critiques

    En sa qualité de secrétaire général du SIGNIS, il a visionné le film au festival de Berlin, avant d’assister à la conférence de presse donnée par le réalisateur, Costa Gravas.

    "L’image de l’Eglise catholique et du Vatican véhiculée par le film Amen est moins caricaturale que celle proposée par la pièce de théâtre "Le Vicaire", publiée voici une vingtaine d’années et dont Costa Gravas s’est inspiré".

    On y voit notamment qu’Otto Dibelius, responsable protestant berlinois, n’est pas intervenu pour protester contre la shoah, alors qu’il était informé, commente R. Molhant. Il relève qu’il en va de même pour le gouvernement suédois, dont l’ambassadeur en Allemagne connaissait les faits, et pour le gouvernement des Etats-Unis, lui aussi au courant.

    Outre que le film Amen montre cette co-responsabilité dans la non- dénonciation, explique R. Molhant, il met également en scène un jésuite de la nonciature - incarné par Mathieu Kassovitz - qui a voulu s’engager et qui a cherché à tout prix à rencontrer Pie XII pour lui demander d’intervenir en faveur du peuple de Jésus.

    Au total, estime-t-il, Amen donne à voir les deux courants qui ont traversé l’Eglise catholique pendant la deuxième guerre mondiale. "Celui qui pensait, comme Pie XII vraisemblablement, que dénoncer la shoah, c’était livrer à la vindicte nazie les catholiques allemands et autrichiens. Et celui qui estimait impérative la dénonciation du génocide des juifs".

    Amen montre également comment des juifs ont été cachés au Vatican et dans les monastères italiens. Au total donc, le contenu est loin d’être aussi problématique que peut l’être son affiche. Reste que le traitement cinématographique est décevant, de l’avis quasi-unanime des critiques.

    Pour le secrétaire général du SIGNIS, ce film n’est certainement pas le meilleur de Costa-Gravas. "Lui-même fils d’une chrétienne (orthodoxe), le réalisateur a fait état, au cours de la conférence de presse donnée à Venise, de son espoir que l’Eglise catholique se mobilise toujours et encore plus en faveur de la paix et de la justice dans le monde". (apic/jcn/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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