Saint-Siège: 86,3 millions de dollars de déficit en 1990 (260691)
Rome, 26juin(APIC) Le Saint-Siège a été en déficit en 1990 de 86,3 millions de dollars, a annoncé mercredi la salle de presse du Vatican, au terme de la réunion de deux jours (les 21 et 25 juin) du Conseil des cardinaux
pour l’étude des problèmes d’organisation et des problèmes économiques du
Saint-Siège. Le déficit pour 1990 est de quelque 17 millions de dollars supérieur à celui de 1989.
En 1990, le déficit du Saint-Siège s’est élevé à 86’281’326 dollars. Les
dépenses pour la même année ont atteint 213’325’119 dollars, tandis que les
rentrées ont rapporté 127’043’792 dollars. Par comparaison, le déficit de
1989 s’élevait à 69,9 millions de dollars.
Le déficit de 1990 a été couvert par cinq apports extérieurs: 57,8 millions de dollars tirés du "denier de saint Pierre", c’est-à-dire du fonds
constitué par les dons des fidèles; une partie du bénéfice (7,4 millions de
dollars) réalisé par le gouvernement d’Etat de la Cité du Vatican; une donation, dont le montant n’a pas été précisé; une somme de 885’000 dollars,
en provenance de la Fabrique de St-Pierre, l’organisme chargé des questions
matérielles et pratiques de la basilique St-Pierre; enfin, une somme de 7,7
millions de dollars tirée d’une réserve extraordinaire du patrimoine.
Le vatican a précisé en publiant ces chiffres que les dépenses de l’an
dernier ne comprenaient pas les frais nécessaires à la sauvegarde du patrimoine mobilier et immobilier du Saint-Siège. Par ailleurs, les cardinaux
chargés des finances du Saint-Siège ont examiné une étude réalisée par la
Préfecture des Affaires économiques pour une meilleure organisation du
Saint-Siège.
Un rapport présenté par le cardinal John O’Connor, archevêque de New
York, sur la modernisation des télécommunications au Vatican a également
été discuté au cours de la rencontre.
Les cardinaux se sont en outre penchés sur les conclusions de l’Assemblée des présidents des Conférences épiscopales du monde, une Assemblée tenue à Rome les 8 et 9 avril 1991 dans le but d’examiner les formes de contributions financières que le vatican peut attendre des différentes Eglises
locales. Au cours de cette réunion, il avait été précisé que le "denier de
saint Pierre" devrait servir non à couvrir le déficit, mais à promouvoir
via le Saint-Siège la solidarité entre les différentes Eglises locales et
le soutien à des projets pastoraux. (apic/cip(jt/pr)