Saint-Domingue: Les évêques réunis en assemblée (181092)
Saint-Domingue, 18octobre(APIC) Les évêques latino-américains réunis en
assemblée générale à Saint-Domingue ont demandé pardon pour les fautes du
passé dans un message adressé à la population d’Amérique latine. Malgré la
"lumière" que représente le 500e anniversaire de l’évangélisation du continent, les évêques ont tout de même tenu à reconnaître les fautes qui ont
été commises durant cette période. Au cours des débats, les évêques ont
également rappelé aux pays riches leur devoir de solidarité et l’illusion
de vouloir retenir les réfugiés de la pauvreté par des murs ou par des
lois.
Dans une déclaration publiée ce week end, les évêques latino-américains
soulignent leur profond attachement au pape Jean Paul II qui a ouvert le 12
octobre dernier la IV Conférence générale de l’épiscopat latino-américain à
Saint-Domingue. Dans leur message, les évêques se déclarent prêts à collaborer avec les autres chrétiens d’Amérique latine ainsi qu’avec tous les
hommes de bonne volonté qui travaillent dans notre continent pour la justice et la paix".
Les réfugiés de la pauvreté vont frapper à nos portes
Les pays riches se trompent s’ils croient pouvoir, avec des murs et des
lois, freiner le flux des réfugiés de la pauvreté, a estimé Mgr Affonso Felippe Gregory, président de la Caritas internationalis. Pour l’évêque du
diocèse brésilien d’Imperatriz, au lieu de cela, les riches devraient reconnaître leur co-responsabilité pour la survie des pauvres et agir en conséquence. Mgr Miguel Irizar Campos, évêque coadjuteur de Callao, au Pérou,
a expliqué qu’en raison de la crise économique qui secoue son pays, l’émigration se poursuit. Ainsi, près de 200’000 Péruviens se trouvent désormais
au Japon, dans une culture totalement étrangère et presque sans aucuns
droits.
L’évêque de Tijuana, au Mexique, dont le diocèse est situé sur la frontière avec les Etats-Unis, a souligné que chaque année, près d’un million
de migrants latino-américains se font attraper en tentant de passer la
frontière et sont rapatriés de force. Mgr Emilio Carlos Berlie Belauzaran
explique ces flux par la pression croissante de la pauvreté sur les gens du
Sud. (apic/kna/be)