"Tout conflit armé doit être exclu"
Saint-Domingue, 12octobre(APIC) Dans la soirée de dimanche, Jean Paul II
a rencontré le Corps diplomatique à Saint-Domingue. Il a invité les responsables des gouvernements de l’Amérique latine à donner "une impuslsion
décisive au processus d’intégration latino-américaine qui puisse conduire
leurs peuples à occuper la place qui leur revient sur la scène mondiale".
Lundi matin, Jean Paul II a fait un plaidoyer de la famille chrétienne au
sanctuaire marial d’Higüey, une ville située à l’est de République Dominicaine.
S’adressant aux ambassadeurs, le pape a cité quelques facteurs qui favorisent l’intégration latino-américaine. Le fait que la majorité de la population latino américaine soit catholique en est un qui ne peut être négligé. Mais il ajouté que l’intégration demande un effort parce qu’elle implique un changement de mentalité. Il a insisté sur la nécessité de "dépasser
les divers conflits et tensions qui détériorent la cohabitation pacifique
entre les pays et qui causent la méfiance et les antagonismes réciproques".
Pour une solution pacifique des controverses
On doit exclure fermement tout recours à un conflit armé entre pays différents ou au sein d’une même nation, a ajouté
Jean Paul II.
Le pape a précisé qu’une politique de pacification et d’intégration implique nécessairement le respect des droits de l’homme. Il a aussi parlé du
dramatique problème de la dette extérieure qui est en contradiction avec
les efforts réalisés pour alléger la crise économique. Jean Paul II a critiqué la fuite des capitaux, l’accumulation de richesses dans les mains
d’une minorité ou le fait que des ressources considérables sont investies
dans des objectifs qui ne servnet pas le développement nécessaire des pays.
La tendance actuelle à une politique d’armement en Amérique latine est un
de ces objectifs malheureux.
Dans un continent où on ne parvient pas à contenir le processus d’appauvrissement, où le taux de chômage est si élevé, continue le pape, il
faut engager le capital disponible et les ressources abondantes dans certains endroits pour la création de nouveaux postes de travail et pour
l’augmentation de la production. "La pauvreté inhumaine et injuste, doit
être déracinée", soulignet-t-il.
Le pape au sanctuaire marial d’Higüey
Lundi matin, Jean Paul II a quitté la capitale de la République Dominicaine pour se rendre dans la ville de Higüey , dans la partie orientale du
pays. C’est la seule fois que le pape quitte Saint-Domingue durant son
voyage. La ville d’Higüey est un célébre lieu de pèlerinage marial à la
"Nuestra Senora de la Altagracia". Le pape y a célébré une messe. Dans son
homélie, il souligné l’importance de la famille comme la première cellule
vitale de la société.
Il a indiqué que les autorités publiques ont aussi la responsabilité de
favoriser l’institution familiale, en renforçant sa stabilité et en protégeant ses droits. "Votre pays, a-t-il dit, ne peut pas renoncer à sa tradition de respect et de ferme appui à ses valeurs qui, cultivées dans le
noyau familial, sont un facteur déterminant dans le développement moral de
ses rapports sociaux et forment le tissu d’une société qui veut être vraiment humaine et chrétienne".
Le pape a aussi condamné les atteintes à la fidélité matrimoniale et à
la protection de la vie. L’utilisation de moyens artificiels de contraception, a-t-il encore souligné, est une falsification de l’amour conjugal qui
transforme ce don de pouvoir participer à l’action créatrice de Dieu en une
convergence d’égoïsmes mesquins". Jean Paul II a émis l’espoir q(ue dans ce
continent la dignité de chaque personne, l’identié des minorités ethniques,
les droits des enfants pas encore nés et les cultures indigpnes puissent
être respectés. (apic/jt/ba)