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    Appel du Groupe Jérémie du Zaïre

    Rwanda: Sauvez les otages de Cyangugu (180594)

    Bruxelles, 18mai(APIC) Au lendemain du vote par le Conseil de securité de

    l’ONU de l’envoi de 5’500 casques bleus au Rwanda, et tandis que l’Occident

    commence à se mobiliser pour venir timidement en aide au demi-million de

    réfugiés, le groupe Jérémie, de Bukavu, au Zaïre, rappelle le sort atroce

    des 5’000 otages retenus dans le stade de Cyangugu depuis le 15 avril. Déplacés depuis quelque jours dans un camp voisin, ils risquent tous d’être

    massacrés à l’abri des regards de la communauté internationale.

    Si 20’000 personnes sont en otage à Kigali dans les stades, les églises

    et les hôtels, ils sont des milliers d’autres dans les environs, à Mibirizi, à Shangi, à Kabgayi (Gitarama) et dans d’autres préfectures.

    A plusieurs reprises, le Groupe Jérémie a alerté l’opinion mondiale sur

    le drame des otages de Cyangugu. Le 4 mai, il a dénoncé le massacre de plus

    de 300 personnes perpétré le 29 avril. De même, l’Eglise catholique de Bukavu, au Zaïre voisin, a écrit dès le 24 avril au secrétaire général de

    l’ONU.

    Dans son dernier appel, daté du 17 mai, le Groupe Jérémie donne des nouvelles récentes des otages de Cyangugu. D’après des témoignages recueillis

    auprès des rescapés arrivés à Bukavu, depuis le mercredi 11 mai, les otages

    sont déplacés à Nyarushishi. Ils sont transportés en bus dans cet ancien

    camp de réfugiés Barundi, situé à 13 kilomètres de Cyangugu en direction de

    Butare. Le transfert devrait être terminé dans les prochains jours.

    On vide le stade de Cyangugu, mais on tue en cours de route, ajoute le

    groupe. Tous les hommes entre 40 et 80 ans occupant un bus ont été tués

    mercredi 11 mai; régulièrement, l’une ou l’autre personne doit descendre du

    bus et est abattue. "Le camp de Nyarushishi ne garantit aucunement leur sécurité. Au contraire, mis à l’abri des regards, ces otages risquent d’être

    massacrés dans l’ignorance de la communauté internationale et l’anonymat.

    Seule la pression internationale pourrait les sauver", souligne le groupe

    Jérémie. (apic/cip/mp)

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