Rwanda: des journalistes arrêtés et torturés (100192)
Genève, 10janvier(APIC) Des informations concordantes font état de harcèlements, d’arrestations, de mauvais traitements et de tortures à l’égard de
certains journalistes au Rwanda. Selon l’organisation mondiale contre la
torture (OMCT) qui dénonce ces faits, cette répression est liée à la publication d’articles critiques envers le régime. Dans le même communiqué
l’OMCT rapporte le témoignage d’une religieuse torturée dans les prisons au
Tibet et fait état de la répression dont sont victimes les Tibétains de la
part des autorités chinoises.
Rwanda, des journalistes menacés
L’armée rwandaise a diffusé récemment une série de communiqués accusant
certains journaux et les partis d’opposition d’être à la solde du Front patriotique Rwandais (FPR). Selon l’organisation, on est sans nouvelle de 3
journalistes qui auraient été arrêtés et torturés, deux autres auraient été
soumis à de mauvais traitements. Plusieurs journalistes ont par ailleurs
été victimes de harcèlements et de menaces de mort, certaines sur papier à
en-tête de l’armée.
Tibet, nombreux cas de tortures
L’OMCT rapporte le témoignage d’une religieuse tibétaine, arrêtée à
Lhassa en septembre 1989 en même temps que huit de ses compagnes. Après
avoir été internées à la prison de Gutsa, près de Lhassa, elles ont été informées de leur condamnation sans même avoir eu connaissance d’un quelconque jugement. Les religieuses auraient été soumises à la torture: suspension par les bras ou les jambes, coups, chocs éléctriques, détention prolongée en isolement total dans le but de leur extorquer des renseignements.
Elles auraient également été contraintes de donner leur sang, pratique exclusivement réservé aux prisonniers tibétains. Des neuf religieuses arrêtées, trois ont été libérées, cinq sont encore en prison. On est sans nouvelle de la dernière.
Quatres moines du monastère de Sera ont été arrêtés en mai 1991, ils
auraient également été victimes de mauvais traitements, mais n’ont,
semble-t-il, pas encore été jugés. L’OMCT fait en outre état des
arrestations de plusieurs personnes accusées d’activités politiques en
faveur de l’indépendance. Une femme de 39 ans arrêtée en 1988 est décédée
en prison en août 1991, suite à de mauvais traitements. (apic/com/mp)