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    Pour que cessent les violations des droits de l’homme (080393)

    Rwanda: appel de prêtres et de religieux à la communauté internationale

    Kigali, 8mars(APIC) Quelque 80 religieux et religieuses rwandais dénoncent le drame que vivent actuellement un million de Rwandais, déplacés en

    raison de la guerre civile dans le pays. Il s’agit d’un véritable "crime

    contre l’humanité". "Nous voulons, écrivent-ils dans une lettre adressée au

    Secrétaire général de l’ONU et aux ambassadeurs accrédités à Kigali, crier

    à la face du monde la détresse de ce million de Rwandais, en majorité des

    enfants, arrachés à leurs terres, spoliés de leurs maigres biens, aujourd’hui entassés dans des camps de fortunes".

    Les prêtres et religieuses signataires de la lettre assurent être depuis

    trop longtemps témoins d’une violence qui ne cesse de croître et qui est le

    fait aussi bien des rebelles que des forces armées et des partis politiques. "Nous avons, estiment-ils, le droit et le devoir de dénoncer les graves violations des droits de l’homme dont sont victimes les personnes déplacées par la guerre".

    Chaque jour, affirment les signataires, "nous pouvons témoigner de la

    progressive déterioration de leur état de santé, principalement chez les

    enfants. Bien pire encore, cette situation de violence entraîne irrésistiblement la dégradation du tissu social et constitue un grave danger pour

    leur équilibre psychologique".

    Un Rwandais sur sept est déjà touché par ce déplacement de population,

    relèvent les religieux et religieuses qui craignent de nouvelles attaques

    et un afflux supplémentaire de déplacés. Dans leur lettre datée du 5 mars,

    ceux-ci n’hésitent pas à parler de "crime contre l’humanité" et accusent le

    Front patriotique rwandais d’utiliser cette masse de déplacés "comme une

    arme en vue d’asphyxier et de déstabiliser complètement le pays".

    La lettre se termine par un appel: "La communauté internationale peut et

    doit intervenir pour arrêter cette guerre fratricide". Elle seule peut "rapidement et efficacement faire pression pour que cessent ces violations des

    droits de l’homme". (apic/cip/pr)

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