Russie: des placentas provenant d’avortements (300392)
Londres, 30 mars(APIC) Selon le journal britannique "Sunday Times", les
cliniques d’avortement de Russie livrent par tonnes du placenta humain aux
fabriques de cosmétiques en Europe et particulièrement en France. L’hôpital
"Alexandre Salchov" à St-Petersbourg aurait livré l’an passé le placenta
provenant de 34’400 avortements à l’institut "Pasteur-Mérieux" à Lyon. Toujours selon le journal, cet institut achèterait chaque jour 19 tonnes de
placenta humain provenant de divers pays, pour le livrer à des fabricants
de produits médicaux et de cosmétiques.
Les commerçants russes recevraient un peu plus de 3 francs par kilo de
placenta. Des fabriques de cosmétiques françaises comme "Roc" et "Sicobel"
utiliseraient du placenta humain pour la fabrication de leur produits, particulièrement pour les crèmes pour le visage.
Contacté par l’agence APIC, le 30 mars, l’Institut "Pasteur-Mérieux" de
Lyon, dont un des actionnaires est le groupe étatisé Rhône-Poulenc traite
ces affirmations de "fantaisistes". Effectivement admet-on, l’Institut collecte depuis plus de 30 ans des placentas humains dans les maternités du
monde entier et également en provenance de Russie. Sans confirmer le chiffre de 19 tonnes journalières, l’institut "Pasteur-Mérieux" estime qu’il
est vraisemblable. "Mais le cahier des charges interdit d’acheter du placenta provenant d’avortements", précise-t-on immédiatement.
Les 99,8% du placenta collecté servent à la fabrication de produits biologiques à usages médicaux en particulier l’albumine qui constitue le plus
gros de la production. En outre, on poursuit des recherches pour mettre à
disposition du corps médical d’autres bio-matériaux pour des applications
chirurgicales, notamment en ophtalmologie, explique-t-on. Seul le 0,2% est
destiné à des applications dermo-pharmaceutiques pour ses qualités cicatrisantes. "Roc" et "Sicobel" ne figurent pas parmi nos clients, affirme-t-on
en outre chez "Pasteur-Mérieux".
En Suisse, on ne collecte pas le placenta, dans les maternités où il est
directement détruit. (apic/kna/mp)