Roumanie : Tensions interreligieuses (300390)
Déjà 150 prêtres orthodoxes prêts à rejoindre les rangs uniates
Koblence/Bucarest, 30mars(APIC) Quelque 150 prêtres orthodoxes se sont
déjà déclarés prêts à rejoindre les rangs de l’Eglise gréco-catholique (dite uniate, interdite en 1948), a révélé le métropolite Alexandru Todea, qui
se trouve actuellement en Allemagne pour le congrès de l’oeuvre catholique
internationale "Aide à l’Eglise en détresse" (AED).
Le chef des catholiques de rite byzantin en Roumanie, dont l’Eglise est
réapparue au grand jour à la suite de la révolution de décembre, leur a
conseillé d’attendre que les tensions entre l’Eglise gréco-catholique et
l’Eglise orthodoxe aient diminué avant de franchir ce pas. L’archevêque
gréco-catholique de Fagaras et Alba Julia a répété que son Eglise refusait
le référendum proposé par le ministre des cultes Nicolae Stoicescu pour décider à quelle communauté religieuse attribuer les églises et cathédrales
confisquées aux uniates par l’Etat communiste en 1948 et attribuées à
l’Eglise orthodoxe.
Mgr Todea réclame la restitution de toutes les églises perdues en 1948,
car le décret de dissolution de son Eglise a été aboli fin décembre. Il
souligne que les gréco-catholiques sont prêts à partager leurs lieux de
culte avec les orthodoxes, au cas où cela était nécessaire.
Le ministre des cultes favorise les orthodoxes; le pape invité
Selon Mgr Alexandru Todea, le ministre des cultes Nicolae Stoicescu favorise l’Eglise orthodoxe, car il exige que l’Eglise gréco-catholique présente d’abord des statuts avant d’être reconnue par l’Etat. A son avis, un
tel statut ne pourra être élaboré que lorsque son Eglise aura récupéré ses
biens. Les récentes négociations entre les représentants des Eglises orthodoxe et unie à Rome avec le premier ministre Petre Roman n’ont rien donné.
Jusqu’à maintenant, seule la cathédrale de Lugoj, dans le Banat, a été restituée. Mgr Todea a encore confirmé que le gouvernement avait rendu le bâtiment de la nonciature apostolique à Bucarest, confisqué il y a 40 ans, et
que les autorités avaient donné leur accord pour une visite pastorale du
pape Jean Paul II en Roumanie. (apic/kpr/be)