Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Roumanie : Reconstitution de la hiérarchie catholique (140390)

    Les évêques de "l’Eglise des catacombes" reconnus officiellement

    Rome/Bucarest, 14mars(APIC) La révolution du 22 décembre en Roumanie a

    déjà produit ses premiers effets positifs pour les croyants lors de la légalisation fin décembre de l’Eglise greco-catholique (uniate), interdite

    par les nouvelles autorités en 1948. La normalisation de la situation de

    l’Eglise catholique en Roumanie s’est poursuivie ce mercredi par la nomination par le pape Jean Paul II de 12 évêques - cinq de rite byzantin et sept

    de rite latin. Certains parmi ces nouveaux évêques ont passé des années

    dans les geôles communistes, comme l’archevêque Alexandru Todea, chef des

    catholiques uniates, qui jouit d’une autorité considérable dans le pays.

    Le porte-parole du Vatican, Joaquin Navarro Valls, a souligné mercredi

    que l’Eglise catholique, persécutée quatre décennies durant, avait retrouvé

    la structure qu’elle avait avant l’arrivée au pouvoir des communistes. Le

    pape a nommé en plus un évêque auxiliaire pour Alba Julia. Plusieurs de ces

    évêques portaient jusqu’ici le titre d’administrateurs apostoliques "ad nutum Sanctae Sedis" - avec l’agrément du (seul) Saint-Siège - et donc sans

    l’assentiment de l’Etat. Il s’agit donc pour eux d’une confirmation. Pour

    les autres, il s’agit bien d’une nomination.

    A noter que le pape a choisi de maintenir en fonction, parmi les cinq

    évêques gréco-catholiques (uniates), deux prélats ayant dépassé 75 ans, âge

    auquel les évêques sont tenus de donner leur démission. Il s’agit de l’archevêque de Fagaras et Alba Julia, Alexandru Todea (77 ans) et l’évêque de

    Lugoj, Ioan Ploscaru. Ces deux évêques, en compagnie de l’évêque de ClujGherla, Mgr Gheorge Gutiu (65 ans), ont passé de longues années en prison

    pour avoir refusé de signer l’acte d’adhésion à l’Eglise orthodoxe, suite à

    la liquidation en 1948 de l’Eglise gréco-catholique. Les nouveaux évêques

    uniates sont Mgr Lucian Muresan (48 ans), évêque de Maramures, ainsi que

    Mgr Vasile Hossu (70 ans), évêque d’Oradea Mare.

    Les nouveaux évêques de rite latin sont : l’archevêque de Bucarest, Mgr

    Ioan Robu (45 ans), jusqu’à maintenant administrateur apostolique de Bucarest; Mgr Lajos Balint (60 ans), évêque d’Alba Julia, en Transylvanie, jusqu’ici évêque auxiliaire et vicaire général de ce diocèse de langue hongroise; Mgr Petru Gherghel (49 ans), évêque de Iasi, en Moldavie, jusqu’ici

    ordinaire "ad nutum Sanctae Sedis"; Mgr Sebastian Kräuter (67 ans), jusqu’ici ordinaire du diocèse de Timisoara, dans le Banat; Mgr Jozsef Tempfli

    (58 ans), évêque d’Oradea Mare; Mgr Pal Reizer (46 ans), évêque de Satu Mare. Le pape a nommé évêque auxiliaire d’Alba Julia Mgr György M. Jakubinyi

    (44 ans), jusqu’ici professeur au séminaire pour les diocèses de langue

    hongroise à Alba Julia.

    La normalisation a été rendue possible suite à la décision des nouvelles

    autorités roumaines de suspendre deux décrets datant de 1948 : le premier

    réglementait les cultes et ramenait de cinq à deux le nombre des diocèses

    latins; le second décidait de l’intégration forcée à l’Eglise orthodoxe

    roumaine des catholiques de rite byzantins unis à Rome depuis 1698. Les

    uniates qui refusèrent l’intégration forcée subirent la persécution, et les

    évêques en place en 1948 périrent tous en prison ou en résidence surveillée. Les évêques gréco-catholiques ordonnés clandestinement passèrent également de nombreuses années en détention. Un autre décret, également promulgué en 1948, supprima les ordres religieux et attribua leurs biens à

    l’Etat. Il doit encore être annulé et les diocèses s’apprêtent à réclamer

    le retour de leurs écoles nationalisées.

    En annonçant ces nominations, Jaoquin Navarro Valls a fait remarquer

    qu’il n’était pas encore question à ce stade de rétablir les relations diplomatiques entre le Saint-Siège et la Roumanie. Il a rappelé que ce sont

    les Etats qui doivent en prendre l’initiative. Il a toutefois indiqué que

    les autorités roumaines avaient restitué au Saint-Siège le palais qui

    abritait naguère la nonciature apostolique. (apic/jt/cic/be)

    Suite : Statistiques sur les Eglises en Roumanie

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus