Roumanie : l’épiscopat réfute les critiques du gouvernement (200390)
Bucarest, 20mars(APIC) L’épiscopat catholique de Roumanie réfute les critiques du gouvernement roumain concernant la récente reconstitution de la
hiérarchie catholique en Roumanie. Le gouvernement provisoire de Bucarest
reproche au Vatican d’avoir nommé le 14 mars dernier douze évêques "sans
consultation préalable des autorités roumaines". Mgr Ioan Robu, nouvel archevêque de Bucarest, déclaré à la télévision roumaine que lors des négociations avec l’envoyé du Vatican, Mgr Francesco Colasuonno, les autorités
issues de la révolution du 22 décembre avaient assuré à l’Eglise une liberté totale dans le règlement de ses affaires internes.
En ce qui concerne les nominations épiscopales, il était convenu que les
noms seraient communiqués à l’ambassade de Roumanie à Rome un jour avant
leur publication. Cet accord a été respecté, et c’est ainsi que les faits
se sont déroulés. La réaction de Nicolae Stoiescu, actuel ministre chargé
des Affaires religieuses, considérant la manière de faire du Vatican comme
une violation du droit international, est par conséquent incompréhensible.
Le nouvel évêque auxiliaire d’Alba Julia, György Jakubinyi, a pour sa
part déclaré que la consécration des nouveaux évêques et l’entrée en
fonction des autres évêques sont prévues pour fin avril. Les festivités qui
marqueront ces événements pour les sept évêques de rite latin et les cinq
évêques de rite byzantin auront lieu dans les diocèses respectifs. Selon
toute vraisemblance, Mgr Francesco Colasuonno sera présent à au moins quelques ordinations épiscopales.
La délicate question de l’archevêché d’Alba Julia
En ce qui concerne la demande d’élever le diocèse d’Alba Julia au rang
d’archevêché pour les quatre diocèses catholiques de rite latin dont la majorité des fidèles est de culture et de langue hongroises, Mgr Jakubinyi a
déclaré que la demande avait été déposée à Rome et qu’elle y était examinée. Une telle décision n’a pas encore été prise, et elle est très délicate
au moment où les communautés d’origine hongroise et roumaine s’affrontent
violemment en Transylvanie. Pour l’instant, Bucarest est le siège métropolitain de tous les diocèses roumains, dont les deux diocèses roumanophones
de Bucarest et de Iasi (quelque 300’000 catholiques) et les quatre diocèses
hungarophones d’Alba Julia, Satu Mare, Oradea Mare et Timisoara/Temesvar
(près de 1’200’000 fidèles, essentiellement d’origine hongroise). (apickpr/cor)