un prêtre revenu à l’église "uniate"
Tensions toujours vives entre gréco-catholiques et orthodoxes
Reghin, 3 juillet (APIC) Les tensions entre l’Eglise orthodoxe roumaine et
l’Eglise gréco-catholique (uniate) en Roumanie sont toujours vives après
l’expulsion de sa paroisse d’un prêtre orthodoxe qui a réintégré l’Eglise
uniate légalisée depuis le début de l’année. L’archevêque gréco-catholique
de Blaj, Alexandru Todea (78 ans), a demandé dans cette affaire le soutien
du ministre roumain de l’éducation et des cultes, Nicolae Stoicescu.
Dans une lettre adressée au ministre, l’archevêque de Blaj demande la
reconnaissance officielle du père Marius Pirvu qu’il avait lui-même nommé
et qui, après des dizaines d’années d’appartenance forcée à l’église orthodoxe, était revenu à l’église greco-catholique le 15 mai 1990 avec ses deux
paroisses.
D’après l’oeuvre catholique internationale "Aide à l’Eglise en détresse", le vicaire général et représentant de l’église orthodoxe à Alba Julia,
Andrei Mureseanul, lui avait alors retiré son autorisation de travail en se
référant au décret correspondant du ministère de l’éducation et des cultes.
On l’avait sommé en même temps de quitter sur le champ la paroisse de Poarta et la succursale d’Ercea (province de Mures), qui avaient appartenu
jusqu’en 1948 à l’Eglise gréco-catholique. Après la liquidation de l’Eglise
uniate, les fidèles avaient été contraints de passer à l’Eglise orthodoxe.
Au nom des fidèles gréco-catholiques, Mgr Todea a demandé au Ministère
de l’éducation et du culte de reconnaître la nomination de ce prêtre afin
que celui-ci "n’ait pas de difficultés avec les autorités locales". Il a
demandé en outre que le ministre "incite les autorités compétentes à rendre
tous les biens confisqués qui sont devenus la propriété de l’Eglise orthodoxe en 1948". C’est alors seulement que l’on pourra parler du "début d’un
dialogue constructif" entre uniates et orthodoxes. (apic/aed/gar)