Roumanie: l’aide étrangère a déjà couvert 20 % des besoins (160390)
Koenigstein,16mars(APIC) L’aide des catholiques occidentaux a permis de
couvrir déjà 20 % de l’ensemble des besoins en littérature religieuse de la
minorité hongroise vivant en Roumanie. C’est ce que révèle Mgr Antal Jakab,
évêque d’Alba Julia, qui vient de prendre sa retraite à l’âge de 81 ans.
L’évêque émérite de ce diocèse de langue hongroise souligne que dans ce domaine, l’oeuvre catholique internationale "Aide à l’Eglise en détresse"
(AED) a été la seule organisation a avoir apporté une aide effective et rapide à son diocèse et à l’Eglise de Roumanie après la chute de Ceausescu.
La centrale de l’oeuvre à Koenigstein (RFA) signale qu’un convoi composé
de 4 camions transportant 15.000 livres à caractère religieux, des équipements de bureau moderne et des denrées alimentaires pour les prêtres de
l’Eglise gréco-catholique (uniate) est parti ces jours derniers pour la
Roumanie. D’autre part, depuis le début du mois de janvier, les fidèles de
la minorité hongroise (de rite latin) ont reçu 65.000 bibles, catéchismes,
bréviaires et livres de théologie d’une valeur de plus de 120.000 dollars
et 20 tonnes de papiers pour la publication de bulletin diocésain en langue
hongroise "Parole chrétienne" (Keresztény Szo) dont le cinquième numéro
vient tout juste de paraître.
Des machines à écrire, des équipements d’ordinateurs et de photocopieuses d’une valeur de 135.000 dollars environ ont également été envoyés à
tous les diocèses de Roumanie. Etant donné la restauration complète (avec
la nomination ou la confirmation de 12 évêques à la tête de l’ensemble des
les diocèses de rite latin et gréco-catholique) de la hiérarchie catholique
en Roumanie, l’Eglise va désormais pouvoir reprendre son travail pastoral
en liberté. Au cours des prochains mois, l’oeuvre prévoit d’envoyer encore
des grandes quantités de livres aux fidèles hongrois et roumains ainsi
qu’aux fidèles gréco-catholiques.
En dépit de ces nouvelles réjouissantes, la situation politique reste
tendue. Bien que l’on persiste à soupçonner, à juste titre, que le système
de sécurité de l’Etat (la Securitate a été partiellement intégrée aux
forces armées, et n’a pas été totalement dissoute) continue ses activités,
les représentants de l’Eglise en Roumanie se montrent pour le moment confiants. Ils pensent qu’un régime de terreur semblable à celui du temps de Ceausescu est désormais impensable aujourd’hui. (apic/com/ak)