Roumanie : dialogue Eglises-gouvernement sans résultat (280390)
Cluj, 28mars(APIC) Les entretiens entre le premier ministre roumain Petre
Roman et des représentants des Eglises gréco-catholique et orthodoxe roumaine à propos de la restitution de lieux de culte aux gréco-catholiques
n’ont abouti à aucun résultat. Petre Roman avait demandé aux représentants
des deux Eglises de lui fournir une documentation historique et technique
afin que le gouvernement puisse prendre une décision "en tout état de cause".
Le premier ministre a rencontré l’un après l’autre les cinq représentants de chaque Eglise. Il a souligné: "Il n’a pas été question de supprimer le décret de 1948, cette suppression créerait aujourd’hui un nouvel
abus, au détriment cette fois-ci des orthodoxes". C’est en 1948 que l’Eglise catholique de rite byzantin a été dissoute et incorporée de force à
l’Eglise orthodoxe.
Les représentants de l’Eglise orthodoxe roumaine ont reproché à l’Eglise
gréco-catholique de persister "avec intransigeance" dans ses demandes. Les
délégués de l’Eglise gréco-catholique ont simplement répété leur exigence
de rentrer en pleine possession de leurs droits antérieurs. La délégation
orthodoxe a proposé d’autoriser les célébrations des deux rites dans les
églises orthodoxes jusqu’à ce que soit trouvée un solution définitive. Un
tel règlement n’est qu’un "premier pas", car l’atmosphère qui règne entre
les deux Eglises doit encore être améliorée.
La délégation orthodoxe roumaine était conduite par l’archevêque de
Cluj, Teofil Herinianu, qui était passé de l’Eglise gréco-catholique à
l’Eglise orthodoxe en 1948. La délégation de l’Eglise gréco-catholique,
placée sous la présidence de Tertullian Langa, jusqu’ici ordinaire de Cluj,
et de l’évêque de Cluj, George Gutiu, a demandé au gouvernement la
reestitution de tous les lieux de culte confisqués en 1948 par l’Eglise
orthodoxe. (apic/kna/cor)