Miami, 11septembre(APIC/CIP) Jean Paul II est arrivé jeudi à Miami, en
Floride, première étape d’une visite pastorale de dix jours dans neuf
diocèses des Etats-Unis, en affirmant qu’il était ’’un ami de tous les
américains, catholiques, orthodoxes, protestants et juifs, des gens de
toutes religions et de tous les hommes et femmes de bonne volonte’’.
Le boeing 747 pontifical s’est posé à 14h (18h gmt) sur l’aéroport de
Miami, ou le pape a été accueilli par les autorités ecclesiastiques et
civiles, notamment Mgr John May, le président de la Conférence épiscopale
des Etats-Unis, Mgr Pio Laghi, Pro-nonce apostolique, Mgr Mccarthy, éveque
de Miami, et le Président des Etats- Unis, Ronald Reagan, et son épouse,
arrivés de Washington quelques instants plus tot.
Le pape, qui n’a pas embrassé le sol (il l’avait fait lors de sa
premiere visite en 1979), a d’abord entendu un discours de bienvenue du
President Reagan. Ce dernier a notamment rendu hommage à l’action des
catholiques au sein du peuple americain, affirmant que tous accueillent le
souverain pontife qui, a-t-il souligné, proclame le message central de
notre temps : l’amour. ’’l’Eglise, a encore dit le chef de l’Etat, doit
etre en mesure de répondre à toutes les interrogations des hommes sur la
signification de la vie présente, mais aussi de la vie à venir’’.
Exposant le sens de la constitution des Etats-Unis et les valeurs dans
lesquelles ils se reconnaissent, R. Reagan a ajouté : ’’quoi qu’il en soit,
nous, americains, reconnaissons sincérement nos manquements, et écouterons,
tres saint-père, vos exhortations.’’
JP II souligne la responsabilité internationale des Etats-Unis
En fin d’apres-midi, le pape et le président Reagan se sont retrouvés
pour un entretien privé au musée Vizcaya de Miami, une quatrième rencontre
entre les deux hommes durant laquelle ils se sont entretenus d’abord en
tete-à-tete, puis en public. A l’issue de cet entretien, le président
Reagan a lui-meme indiqué qu’il avait notamment fait part à son
interlocuteur de l’engagement des Etats-Unis en faveur de l’extension de la
démocratie dans toute l’Amérique latine. a propos des relations entre les
Etats-Unis et l’Union sovietique, R. Reagan a souligné devant son hote
l’engagement de Washington pour l’établissement d’une paix durable et
l’expansion de la liberté des hommes dans le monde.
Pour sa part, s’adressant au président americain, le pape a fait l’éloge
de la liberté, soulignant ensuite la responsabilite internationale des
Etats-Unis. ’’Plus une nation est puissante, a-t-il dit, plus est grande sa
responsabilite internationale, et plus grand doit etre son engagement à
ameliorer le sort de ceux dont l’humanite meme est constamment menacée.’’
(apic/bdc/cr)