1991, une année pleine d’"incertitudes dramatiques"
Rome, 20décembre(APIC) Le monde va au-devant d’un nouvel an "riche
d’espoir réconfortant, mais caractérisé aussi par des incertitudes dramatiques", a affirmé Jean Paul II dans son traditionnel discours à la curie romaine à l’occasion de Noël et du nouvel an, consacré à la clôture du Concile Vatican II. Sans faire explicitement allusion à un événement particulier, le pape a exprimé le voeu "que le Seigneur veuille éloigner du monde
les nuages menaçants qui encombrent l’horizon et accorder la justice et la
paix".
Dans son discours, Jean Paul II a qualifié Vatican II d’"événement de
portée historique" où l’Eglise "a ressenti surtout l’urgence d’un renouveau
en profondeur". Cet incessant effort de renouveau, de retour à l’Evangile
et à la conversion "continue aujourd’hui encore à guider les pas de l’Eglise, non sans difficultés ni fatigue: mais il s’agit, j’en suis certain, de
la fatigue de la croissance", a déclaré le pape.
Importance de la communion ecclésiale
Evoquant le Concile en émaillant son message de citations de Jean XXIII,
Jean Paul II a insisté sur la communion, "une notion-clé dans l’ecclésiologie de Vatican II", "l’idée qui inspira les documents du Concile". Il a attiré l’attention sur l’importance du Synode des évêques, institué par Paul
VI le 15 septembre 1965. Une institution qui s’est immédiatement révélée,
a-t-il ajouté, comme "une expression particulière et un instrument de la
communion ecclésiale".
Jean Paul II a dénoncé l’opposition que l’on établit quelquefois entre
la curie romaine et le Synode des évêques: cette "antithèse" n’a aucun fondement, pas plus que l’hypothèse mettant en concurrence ces deux instances
ecclésiales, a-t-il précisé.
Dans son discours, le pape a évoqué la prochaine assemblée spéciale du
Synode des évêques pour l’Europe, dont il souhaite qu’elle puisse "apporter
une contribution efficace à l’oeuvre de réévangélisation du continent",
ainsi que le Synode spécial pour l’Afrique.
Au moment de conclure, Jean Paul II a remercié le cardinal Agostino Casaroli, qui vient de remettre sa charge de secrétaire d’Etat du Vatican.
Agé aujourd’hui de 77 ans, le cardinal méritait cet hommage "non seulement
pour ses qualités bien connues de diplomate clairvoyant et sage", mais encore pour "ses qualités humaines et sacerdotales: la fidélité, la loyauté,
la bonté, qui m’ont fait reconnaître en lui un authentique homme d’Eglise",
a affirmé Jean Paul II. (apic/jt/cip/cor)