Rome, 25avril(APIC) La récente visite du pape en Tchécoslovaquie avait
son "fil rouge": "La joie de Pâques", une joie comparable à celle qu’éprouvèrent les femmes qui se rendirent au tombeau du Christ le jour de Pâques,
a expliqué Jean Paul II aux fidèles présents à l’audience générale hebdomadaire.
Durant tant d’années, en effet, a déclaré le pape, "la pierre du sépulcre a fermé hermétiquement l’entrée à l’Eglise en Bohème, en Moravie et en
Slovaquie, quand le système de l’athéisme politique et de l’oppression programmée de l’Eglise en Tchécoslovaquie était impénétrable". Les multiples
efforts du Saint-Siège en vue de garantir au moins un minimum de liberté
religieuse ont été continuellement entravés, a-t-il reproché en relevant:
"On a tenté de soumettre toute la vie de l’Eglise aux programmes de l’Etat
marxiste".
Jean Paul II s’est encore réjoui que "même dans des conditions extrêmement pénibles", l’Eglise a su garder sa vitalité et a connu un renouveau
spirituel. Il a loué à ce sujet les efforts des représentants de la culture
ainsi que ceux du cardinal Tomasek, qui "a pris la défense des droits légitimes de l’Eglise et de la société". C’est pourquoi le pape, en effectuant
cette visite, a voulu avant tout leur exprimer sa reconnaissance.
Jean Paul II a observé que la société tchécoslovaque a besoin d’un renouveau spirituel "qui confirme la primauté des valeurs humaines". Ce qui
est en jeu, a-t-il précisé, c’est "un système social et civique qui soit
juste, une vraie démocratie".
Le pape a situé l’enjeu d’un synode particulier des évêques d’Europe:
"tracer les voies de l’Eglise dans notre continent à l’approche du troisième millénaire".
Solidarité avec l’Est sans oublier le Sud
Dans un salut particulier à des représentants de l’organisation
humanitaire "One World Project", le pape a une nouvelle fois attiré
l’attention sur le devoir de la solidarité avec le tiers monde.
"Les événements survenus ces derniers mois en Europe de l’Est ont éveillé en nous un sens de la solidarité avec tous ceux qui se battent pour la
liberté et un mode de vie qui reflète leur dignité en tant qu’enfants de
Dieu et membres de l’unique famille humaine", a souligné Jean Paul II. Une
même solidarité demande que nous répondions avec générosité aux cris de
ceux qui sont victimes des progrès d’une faim et d’une oppression persistantes". Le pape s’est référé à son récent message de Pâques, dans lequel
il exhortait les nations riches à aider les peuples qui se battent quotidiennement pour assurer leur survie, en affirmant qu’il ne peut y avoir de
liberté là où subsiste la misère. (apic/cip/cor)