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    Rome: visite "ad limina" des évêques polonais (170193)

    Le pape invite les Polonais à résister

    à l’onde d’immoralité qui gagne le pays

    Rome, 17janvier(APIC) Le pape Jean Paul II a reçu vendredi un second

    groupe d’évêques polonais. Après avoir, mardi, rendu attentif un premier

    groupe d’évêques à "une grave crise du couple et de la famille", il a cette

    fois invité l’Eglise à continuer à jouer son rôle au sein d’une société polonaise de plus en plus en proie à l’immoralité

    Rappelant le profond enracinement de l’Eglise en Pologne dans la vie de

    ce pays, qui lui a permis d’être pendant quarante années de totalitarisme

    "le porte-parole et le défenseur de la souveraineté nationale" et "l’unique

    espace de liberté, et pas seulement pour les catholiques", le pape a poursuivi: "Il est nécessaire de rappeler constamment que la liberté perçue

    comme arbitraire, séparée de la vérité et du bien, la liberté séparée des

    commandements de Dieu, devient une menace pour l’homme et porte l’esclavage, se retournant contre l’individu et contre la société".

    "La liberté n’est pas un relativisme moral, a observé le pape, mais se

    fonde sur des critères moraux clairs et transparents. Les Polonais doivent

    être aujourd’hui forts intérieurement pour résister à l’onde d’immoralité

    qui les touche de divers côtés sous l’apparence de la modernité et de la

    libération". Ce qu’on appelle "l’entrée dans l’Europe" ne peut être accompli "au prix du renoncement aux lois de la stricte conscience, au nom d’une

    perverse tolérance et d’un pluralisme déformant". Et c’est le rôle de

    l’Eglise de rappeler que "les seules lois du libre marché ne suffisent pas,

    mais au contraire se retournent contre l’homme quand elles oublient les devoirs moraux, plus importants que les lois de l’économie".

    Jean Paul II, situant ce rôle de l’Eglise, a relevé: "L’Eglise n’est pas

    un parti politique, ni ne s’identifie avec quelque parti politique, mais se

    trouve au-dessus des partis, ouverte à tous les hommes de bonne volonté.

    Et aucun parti politique ne peut s’arroger le droit de la représenter". Le

    pape a en outre invité les catholiques à être présents sur la scène politique. Selon lui, "les divers reproches faits à la politique ne justifient

    pas le scepticisme et l’absence des catholiques dans les affaires publiques, car on traite de leurs droits et aussi de leurs devoirs de conscience".

    Jean Paul II a admis que "la vie politique se nourrit de sa propre autonomie", mais celle-ci, a-t-il dit, "n’a pas à être interprétée comme une

    indépendance à l’égard des principes moraux, parce qu’une politique privée

    de sains principes éthiques porte inévitablement à la dégradation de la vie

    sociale, à la violation de la dignité et des droits de la personne humaine".

    Le pape a enfin souhaité qu’on restitue à la politique une image de service. "Une politique digne de ce nom offre un authentique service à l’homme

    et à la société, et ne devient pas une lutte acharnée pour le pouvoir ou

    une recherche égoïste d’intérêts particuliers". (apic/cip/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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