Rome: transplantations d’organes: le défi d’aimer son (210691)
Un geste de communion, de solidarité et de respect
Rome, 21juin(APIC) Les transplantations d’organes nous placent au défi
d’aimer notre prochain d’une manière nouvelle, "en termes évangéliques jusqu’à la fin", a déclaré Jean Paul II dans un discours adressé jeudi aux
participants au premier Congrès international de la "Society for Organ Sgaring", une organisation fondée en 1987 pour promouvoir les transplantations
d’organes dans le monde entier et en définir les principes éthiques.
Devant les participants au Congrès, qui s’est tenu à Rome du 18 au 21
juin, le pape a surtout indiqué les limites à respecter. "Une transplantation, a-t-il dit, présuppose une décision antérieure, explicite, libre et
consciente de la part du donneur ou de quelqu’un qui en est le représentant
légal".
Le corps n’est pas à vendre
Le pape a défini "le seul contexte légitime" d’une transplantation d’organes: "communion, solidarité et respect absolu de la dignité de la personne humaine". Il a rappelé que le corps humain "est toujours un corps personnel, le corps d’une personne", qu’il ne peut donc être traité comme "une
entité purement physique ou biologique", que ses organes et tissus ne peuvent jamais être utilisés comme "des articles à vendre ou à échanger". "Une
telle conception matérialiste est réductrice et conduirait à une utilisation instrumentale du corps et ainsi de la personne", a affirmé le pape.
Jean Paul II a encore précisé que le donateur ne peut se séparer d’un
organe qu’à la condition qu’il puisse s’en priver "sans danger ou dommage
pour sa propre vie ou son identité personnelle, et pour un motif juste et
avec des risques proportionnés". Ainsi, pour le pape, "il est évident que
des organes vitaux ne peuvent être donnés qu’après la mort".
En conclusion, le pape a observé qu’"à l’approche du troisième millénaire, dans une période de grandes promesses historiques, mais où les menaces
contre la vie sont en train de devenir toujours plus lourdes et meurtrières, comme dans les cas de l’avortement et de l’enthanasie, la société a
besoin de gestes concrets de solidarité et de don de soi". (apic/jt/cipcor)