Rome: tentative d’assassinat contre le pape en 1981 (080890)
Rome, 8août(APIC) "La vérité sur l’attentat contre le pape ? Ce n’est pas
à Sofia qu’il faut venir la chercher. Les Bulgares n’ont rien à voir avec
l’attentat, j’en suis sûr. Il n’y a pas de document secret sur ce crime
dans nos archives nationales. Nous avons fait notre devoir. Ce n’est pas
notre faute si l’on n’a pas voulu remonter jusqu’aux responsables", a
déclaré Jorman Ormankov, juge d’instruction bulgare de 53 ans, dans une interview accordée au "Corriere della Sera" et que le quotidien milanais publie dans son édition du 8 août. Jorman Ormankov a consacré six années de
travail à l’enquête sur l’attentat du 13 mai 1981 sur la place St-Pierre à
Rome.
Aujourd’hui porte-parole du Ministère de l’Intérieur dans son pays, le
juge bulgare estime qu’Ali Agça, celui qui a tiré contre Jean-Paul II, est
"un malade mental, un mégalomane, un psychopathe assoiffé de publicité".
"S’il y avait quelqu’un d’autre derrière lui, il ne se trouve certainement
pas à Sofia, pas plus qu’à Moscou", affirme J. Ormankov.
Convaincu que les Bulgares ne sont pas impliqués dans l’attentat, le juge parle d’une "piste italienne" et cite, entre autres, les services secrets italiens. Sans donner d’autre explication, il ajoute que "les documents sont à la disposition de la justice italienne".
Enfin, Jorman Ormankov déplore que tous les éléments rassemblés n’aient
pas été exploités à fond dans le procès. "Probablement auraient-ils provoqué un scandale plus grand que celui dont nous avons été les victimes",
précise-t-il. (apic/cip/gar)