Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Rome: Synode spécial sur l’Europe (061291)

    Mgr Van den Berghe: "le mouvement socialiste a aussi ses martyrs"

    Rome, 6décembre(APIC) Il est injuste de condamner globalement la modernité et dangereux de tous miser sur la post-modernité: c’est l’avertissement

    lancé au Synode par Mgr Van den Berghe. Tout en se félicitant de la chute

    des régimes communistes , l’évêque d’Anvers a souhaité que l’Eglise essaye

    de sauver "ce qu’il y avait de vrai, juste et noble" dans le mouvement socialiste, "qui lui aussi a connu ses martyrs". Dans son intervention prononcée en français, Mgr Van den Berghe a également condamné le racisme et

    plaidé pour le respect mutuel et une intégration positive dans notre société.

    Avec ses collègues de l’Est, l’évêque d’Anvers se réjouit de la chute

    des régimes communistes - un événement historique dans lequel il voit un

    "jugement divin" - de la liberté religieuse et civile retrouvée, comme aussi de l’absence remarquable de répression et de vengeance, signe de magnanimité et de sagesse.

    "Dans la même direction, a ajouté Mgr Van den Berghe, je me demande si

    on ne peut pas aller plus loin sur cette voie de magnanimité et de sagesse.

    Est-ce que l’Eglise ne pourrait pas, dans un esprit de réconciliation et de

    magnanimité, essayer de sauver ce qui dans le grand mouvement socialiste

    était vrai, juste et noble? Pourquoi ce synode ne pourrait-il pas faire un

    geste de réconciliation envers le mouvement historique de gauche, qui

    certes a connu ses péchés et ses criminels, mais qui a suscité par ailleurs

    tant d’idéalisme et de sacrifices, qui lui aussi a connu ses martyrs?"

    L’évêque d’Anvers comprend l’aversion à l’égard d’une culture moderne

    occidentale - la "modernité"- qui de fait n’est pas chrétienne et porte en

    soi bien des maux et des dangers. Mais il ne faut pas non plus aller trop

    loin, dit-il. Il ajoute: "Il me semble donc erroné de condamner globalement

    la modernité et dangereux de miser de façon unilatérale, dans sa stratégie

    pastorale, sur la post-modernité, comme le ’Summarium’ semble le faire." En

    effet du point de vue de la foi, chaque culture ou chaque élément d’une

    culture est ambivalent. Aux yeux de l’évêque d’Anvers, "il reste toujours

    des valeurs de la modernité que nous n’avons pas à condamner, mais plutôt à

    accepter même si cette reconnaisssance vient un peu tard".

    Livresque, la théologie occidentale?

    Nombre d’interventions ont opposé la "théologie de la croix" des Eglises

    de l’Est à une théologie "livresque" ou "sophistiquée" de l’Ouest, en suggérant que l’Occident chrétien a besoin d’une "purification par la croix".

    "La théologie de la croix, je l’admets, et l’épreuve de la croix, j’en

    ai peur mais je sais que j’en ai besoin" commente Mgr Van den Berghe. "Mais

    si je crois que Dieu a le droit de nous confronter avec la croix, je ne

    crois pas que moi, en tant qu’évêque, j’ai le droit d’organiser la croix

    pour les autres. je dois prêcher le scandale d’un Dieu crucifié, mais je

    dois examiner avec attention si je situe la croix là où le bon Dieu la place."

    La théologie occidentale, Mgr Van den Berghe ne croit pas qu’elle soit

    livresque, bien au contraire: " J’ai l’impression qu’elle a su formuler de

    telle façon les vrais problèmes de la foi qu’elle est devenue parfois dramatique. Si les théologiens s’égarent parfois ou sont au moins très embêtants pour nous, les évêques, nous devons, nous rappeler que c’est une des

    gloires de notre foi chrétienne qu’elle supporte ou même provoque une recherche humaine de la vérité de la foi."

    Il n’est pas non plus juste de dire que l’Eglise occidentale n’a pas de

    spiritualité. Au contraire affirme l’évêque d’Anvers, elle en a plusieurs:

    classique chez certains, et, évoquant notamment les prêtres-ouvriers, dominée chez d’autres par "l’engagement pour les pauvres, le renoncement à tout

    privilège clérical". (apic/jt/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus