Rome: Synode spécial entre catholiques et orthodoxes? (051291)
Rome, 5décembre(APIC) Mgr Petru Gherghel, évêque du diocèse de Iasi, en
Roumanie, a suggéré jeudi, en présence de Jean Paul II et "si le pape le
trouve opportun", d’organiser un Synode spécial ou un congrès entre les
Eglises catholiques et orthodoxes d’Europe.
Au cours de son intervention, l’une des 15 faites lors de la 8e Assemblée du Synode spécial des évêques sur l’Europe, l’évêque roumain a relevé
à propos de sa suggestion qu’il s’agit certes d’un moyen extraordinaire.
"Une telle rencontre se justifie étant donné la situation anormale dans
certanes régions en raison des mauvaises relations entre catholiques et orthodoxes qu’un nouveau mur pourrait séparer".
De son côté, Mgr Ercole Lupinacci, évêque des Italo-albanais de Lungro,
en Calabre (Italie), est revenu sur le thème de l’immigration de l’Est et
de la responsabilité de l’Occident sur la question. Il a parlé des vagues
de réfugiés albanais arrivés cette année en Italie et dont une partie a été
renvoyée en Albanie. Mgr Lupinacci a fait remarquer qu’il y a cinq siècles,
les Albanais se réfugiais déjà en Italie pour échapper à la domination turque. Mais "ils furent alors bien accueillis". Selon lui, le problème ne
concerne pas uniquement les Albanais, mais l’ensemble de l’Europe Orientale: "L’Europe doit imiter le bon samaritain qui ne demande pas le nom ni la
provenance".
Quant au cardinal Cahal Brendan Daly, archevêque d’Armagh (Irlande du
Nord), il a averti contre les risques d’une certaine idée de l’unité de
l’Europe. Il a fait remarquer que "l’empire soviétique a tenté d’imposer
partout, y compris par la force, une uniformité en négligeant les droits
des minorités et en empêchant la liberté de conscience". Le cardinal a cependant noté qu’une "tentation analogue peut également surgir en Occident
sous la fausse apparence d’une cohésion démocratique".
La triste expérience de l’Irlande du Nord enseigne qu’il n’existe qu’un
seul moyen pour éviter la violence: la pleine défense des droits de l’homme, l’égalité de tous les citoyens devant la loi et le constant respect de
la liberté de conscience, a conclu le cardinal. (apic/jt/pr)