Rome: Synode spécial des évêques sur l’Europe (121291)
Interview: Timm Maximilian Hirscher / APIC
Rome, 12décembre(APIC) Quatre jours avant la cloture du Synode, le cardinal Henri Schwery, évêque de Sion dresse pour l’agence APIC un bilan intermédaire. Il a été particulièrement frappé par les témoignages des évêques
et des fidèles des pays de l’Est et par les interventions qui ont montré
combien l’unité des chrétiens est importante. et le travail oecuménique
nécessaire.
APIC: Pouvez-vous nous faire un bref résumé du déroulement du Synode?
Mgr Henri Schwery (HS): Jusqu’à ce jour (10.12) nous avons écouté les interventions libres des membres du Synode, il y en a eu plus de 120! La plupart des évêques de l’Est ont décrit la situation actuelle de leur pays, la
pauvreté, la guerre, mais aussi les besoins religieux et spirituels des
gens. Puis trois jours de travail en groupe suivent. Dans douze groupes
linguistiques, on examine ensemble un texte qui essaye de décrire les problèmes, les chances et les défis de l’Evangélisation dans l’Europe d’aujourd’hui.
APIC: Quels sont les points importants?
HS: Les points importants? Ils sont très divers car chaque membre a pris la
parole tout à fait librement. Du côté des évêques de l’Est, ce sont surtout
des questions pratiques concernant la pastorale, par exemple dans les pays
où il n’y plus d’églises à disposition des catholiques, ou bien où le dialogue avec les orthodoxes devient difficile. Les autres évêques de l’Ouest
ont abordé divers thèmes, chacun selon son expérience et sa sensibilité:
plutôt pastoral pour certains, par exemple la pastorale des jeunes ou l’assistance aux immigrants, pour d’autres plutôt théologique, par exemple les
rapports entre la liberté, la vérité et la "communio".
APIC: Qu’est ce qui vous a le plus frappé durant ce Synode?
HS: J’ai été particulièrement frappé par les témoignages des évêques et des
fidèles des pays communistes, encore persécutés jusqu’à aujourdhui. De
véritables témoins qui remettent en question nos problèmes quotidiens et
nous incitent à définir de nouveau ce qu’est la liberté et ce que doit être
l’évangélisation. J’ai été aussi fortement impressionné par les interventions qui ont montré combien l’unité des chrétiens est importante et combien le travail oécuménique est nécessaire.
APIC: Quelles seront les suites possibles du Synode pour le travail de
l’Eglise en Suisse?.
HS: En tant qu’évêque d’un diocèse, je cherche a rendre présente et active
mon Eglise locale dans l’Eglise Universelle. Inversement, dans la collégialité avec les autres évêques, je dois ensuite communiquer ce souci fraternel des autres Eglise locales à mes diocésains. Les traces concrètes de ce
Synode dans nos options locales dépendent de la façon dont je me laisse
convertir d’abord. (apic/tmh/mp)