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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Le cardinal Thiandoum introduit les débats

    Rome: Synode des évêques pour l’Afrique (110494)

    Rome, 11avril(APIC) "Un événement providentiel", c’est en ces termes que

    le cardinal Thiandoum, archevêque de Dakar (Sénégal), a présenté l’assemblée spéciale du Synode des évêques pour l’Afrique, qu’il lui revenait

    d’introduire en sa qualité de rapporteur général. Dans son introduction, le

    cardinal Thiandoum a longuement mis en lumière les points principaux de

    l’agenda synodal, en centrant l’attention sur quelques-unes des questions

    primordiales issues de la consultation.

    Les problèmes qu’il a énumérés ont également été évoqués lors de la conférence de presse inaugurale, à laquelle participaient, aux côtés du cardinal Thiandoum et de Mgr Schotte, secrétaire général du Synode des évêques,

    Mgr Onaiyekam (Nigeria), rapporteur général adjoint de l’assemblée, et les

    deux secrétaires généraux, Mgr Gonçalves (Mozambique) et Mgr Sarah (Guinée).

    Pour le cardinal Thiandoum, les questions sociales, ainsi que le dialogue avec l’islam, prendront beaucoup de place dans le déroulement du Synode, en tenant compte, bien sûr, de la grande diversité des situations,

    tant pour l’Eglise que pour la société. "C’est donc assez compliqué", a-til dit, car il y a beaucoup de différences, même entre Dakar et le sud ou

    le nord du Sénégal.

    Cette diversité se retrouve à propos de l’écho suscité par le Synode.

    Certains pays ont pu organiser des synodes locaux et mettre en place des

    réseaux au niveau local, voire même traduire le document de travail dans

    les langues locales. Les intervenants ont observé aussi que les nouvelles

    sont acheminées à des vitesses très différentes dans le monde occidental et

    en Afrique, où la communication orale joue un rôle très important (d’où

    l’importance de la radio). On a fait des efforts considérables pour améliorer la transmission des nouvelles grâce au Service d’information du Vatican

    (VIS) en langue française, qui transmet l’information par fax, et aux émissions spéciales de Radio Vatican, qui prévoit la diffusion de messages des

    pères synodaux dans les différentes langues nationales. On compte aussi sur

    les correspondants africains présents à Rome, hélas trop peu nombreux. Les

    participants devront enfin consentir un effort très important lorsqu’ils

    rentreront chez eux.

    A propos de l’inculturation, on s’est demandé si pour l’ensemble de

    l’Afrique, elle se bornera à la liturgie, ou si elle aura des retombées juridiques, à l’instar des Eglises copte et éthiopienne, qui relèvent du

    droit oriental. Les intervenants ont répondu que le Synode est libre de

    discuter aussi ces aspects, ce qui avait été demandé avec beaucoup de force

    par les évêques zaïrois. En tout cas, a-t-on précisé en évoquant le décret

    conciliaire sur l’activité missionnaire de l’Eglise (Ad Gentes, n. 22), il

    ne s’agit pas d’une concession d’en haut, mais d’un droit des Eglises au

    sens strict.

    Le récent document de la Congrégation pour le culte divin sur l’inculturation dans la liturgie n’a eu pour l’instant aucune portée. Il servira

    comme source sur la pensée passée de l’Eglise en la matière. En outre, il

    n’a pas été diffusé au même rythme en Occident et en Afrique (la plupart

    des évêques africains n’ont pas encore eu l’occasion de le lire).

    A propos des relations entre évêques et gouvernements, les intervenants

    ont fait remarquer d’abord qu’elles correspondent au sens africain de la

    communauté, mais ils ont été critiques dans la mesure où ces relations ont

    lieu souvent à des niveaux très élevés et que la population n’en retire aucun bénéfice. Au Mali, a signalé le cardinal Thiandoum, des communications

    ouvertes avec le gouvernement ont eu des effets utiles en contrant la tentative de marxisation du pays. On s’est interrogé aussi sur l’opportunité

    de relations suivies ou plus formelles avec les gouvernements, étant donné

    que le Synode aura nécessairement des retombées sociales.

    Enfin, on a rappelé que l’Afrique est indispensable au reste du monde,

    que ce soit du point de vue de l’équilibre général que de celui de ses richesses minérales. A cet égard, le Synode braquera les projecteurs sur une

    réalité un peu oubliée par l’Europe au profit des pays de l’Est.

    (apic/sv/mp)

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