Réflexion sur le thème "La conscience de l’épreuve"
Rome, 29 octobre 1991 (APIC) La deuxième des 5 journées du symposium préparatoire au synode des évèques a eu lieu mardi. Placée sous le thème "la
conscience de l’épreuve", cette journée a été présidée par Andrzej Stelmachowski, ancien président du sénat polonais. Différentes personnalités ont
pris la parole.
Le professseur tchécoslovaque Ivan Chalupecsky a indiqué que selon un
recensement efféctué en 1991, 70% des Slovaques disent adhérer au christianisme, dont 64% à l’Eglise catholique. Il a observé que 40 ans de totalitarisme ont eu une influence néfaste sur la foi et la culture chrétienne. Cela se manifeste par un abaissement du niveau culturel et un formalisme assez marqué de la population. De plus l’oecuménisme ne s’est pas encore entièrement développé.
Le directeur de la section lituanienne de la radio Free Europe à Munich,
Kestutis Girnius a noté pour sa part que le long isolement d’avec l’Europe
occidentale a retardé la prise de conscience par les institutions d’éducation chrétienne des enjeux de la modernité. Des soupçons envers les changements dans l’Eglise post-conciliaire et une attitude sceptique envers les
valeurs occidentales sont généralement présentes. Il a aussi souligné que
l’occupation soviétique en 1940 avait mis un terme à l’influence intellectuelle de l’Eglise dans l’ensemble de la société. 50 ans plus tard, bien
que triomphante, l’Eglise joue sous beaucoup d’aspects, "un rôle quasi superficiel".
Kestutis Girnius relève encore que l’époque actuelle n’est et ne sera
pas facile. En effet, le problème de déterminer ce qu’exigent la Justice et
la moralité est bien plus complexe que celui d’affronter les maux du communisme. Il ajoute encore que les Lituaniens sont confrontés à des aspects
"choquants" de la vie occidentale et qu’il cherchent, afin de résoudre
leurs problèmes, à arriver à la "sagesse pratique des Eglises occidentales". (apic/cip/mp/pr)