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    Rome: Signature du traité constitutionnel européen, vendredi

    L’"Osservatore Romano" entre satisfaction et amertume

    Rome, 28 octobre 2004 (Apic) La signature du traité constitutionnel européen à Rome, le 29 octobre, est à la fois un sujet "de satisfaction et d’amertume", estime l’"Osservatore Romano", l’organe de presse du Saint- Siège, le 28 octobre 2004.

    La signature de la future Constitution européenne est une "satisfaction, en général, car elle représente une étape cruciale dans le processus d’intégration européen qui a toujours été souhaité par le pape", peut-on lire dans les colonnes du quotidien, qui reprend la déclaration de Joaquin Navarro-Valls, porte-parole du Saint-Siège, du 19 juin 2004, au lendemain de l’adoption du texte par les chefs d’Etat et de gouvernement réunis à Bruxelles.

    L’auteur de l’article se félicite aussi d’une disposition du traité "qui sauvegarde le statut des confessions religieuses dans les Etats membres et engage l’Europe à maintenir avec elles un dialogue ouvert, transparent et régulier". Il se réfère à l’article I-51 du texte consacré au "statut des Eglises et des organisations non confessionnelles".

    "L’amertume, poursuit Pierluigi Natalia, l’auteur de ces lignes, est suscitée par l’absence explicite de reconnaissance dans la Constitution des racines chrétiennes de l’Europe, due à certains gouvernements qui ont réussi à faire prévaloir leur opposition devant d’autres gouvernements désireux de donner une expression concrète à l’héritage chrétien de l’Europe".

    "Eviter la mention explicite des racines chrétiennes de l’Europe n’est pas seulement nier l’évidence historique, mais rabaisser le principe de laïcité à une sorte d’idéologie laïciste", peut-on encore lire dans le quotidien du Vatican. Le quotidien interpelle enfin les "politiciens d’inspiration chrétienne". "Le rappel des valeurs religieuses fait dans le préambule de la Constitution ne peut et ne doit pas être laissé sans signification".

    La Constitution reconnaît en effet l’héritage "culturel, religieux et humaniste" de l’Europe. Il revient aux hommes politiques "d’élaborer des projets et des propositions qui donnent à cette formulation un contenu réel et vital, particulièrement en ce qui concerne les questions cruciales de la dignité de l’homme et de sa liberté", conclut le journaliste de L’"Osservatore Romano".

    Interrogé par I’Apic dans la soirée du 28 octobre, le cardinal secrétaire d’Etat, Angelo Sodano, a réaffirmé que "le Saint-Siège n’a pas à se prononcer sur ce traité, s’il doit entrer en vigueur ou non, et ceci par respect pour les Etats, pour l’opinion publique et pour les gouvernements qui devront en décider". Se référant à l’absence des références chrétiennes dans le préambule de la Constitution, le numéro deux du Saint-Siège a cependant rappelé "la lacune de l’identité historique" du continent européen. (apic/imedia/hy/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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