Une "sérieuse menace contre la société"
Rome, 30 janvier(APIC) Le pape Jean Paul II a sévèrement condamné jeudi la
pornographie en la désignant comme une "sérieuse menace" contre toute la
société. Il a plaidé pour une intervention décisive de la part des autorités. Le problème de la pornographie a été traité au cours d’une rencontre
avec le Comité de planification de la "Religious Alliance against Pornography", une organisation américaine composée de représentants juifs, grecs
orthodoxes, protestants, mormons et catholiques.
Dans son discours, le pape a expliqué que la pornographie est "immorale
et anti-sociale parce qu’elle est opposée à la vérité sur la personne humaine qui est faite à l’image et à la ressemblance de Dieu". Jean Paul II a
souligné que la pornographie "nie le sens authentique de la sexualité humaine comme un don reçu de Dieu". En réduisant le corps à un instrument
pour la satisfaction des sens, "la pornographie frustre l’authentique
croissance morale et mine le développement de relations mûres et saines".
Le pape, qui a relevé que la pornographie "conduit inexorablement à
l’exploitation d’individus", a averti: "Quand une société exalte la liberté
pour soi-même" et évolue "de manière indifférente par rapport aux questions
de la vérité, elle finit par limiter sévèrement la vraie liberté de l’homme, la liberté intérieure de l’esprit". Jean Paul II a encore observé que
la liberté, une fois détachée de ses fondements moraux, est facilement confondue avec la licence".
Après avoir constaté que la diffusion de la pornographie est parfois
considérée comme "une expression légitime de la liberté de parole", le pape
a insisté sur le fait que la famille doit être "le premier terrain pour la
lutte contre ce mal". Il est essentiel que les droits des familles soient
clairement acceptés et sauvegardés à travers une législation appropriée, a
conclu le pape, après avoir exprimé le souhait que les efforts de l’organisation américaine conduisent à "une prise de conscience plus claire de la
nécessité d’une intervention décisive de la part des autorités chargées de
la promotion du bien commun". (apic/jt/pr)