Rome: réunion plénière des cardinaux (050491)
Rome, 5avril(APIC) La position pastorale que l’Eglise doit adopter envers
les sectes ne devrait pas être une attaque, ni être trop négative envers
leurs membres. Elle devrait plutôt se baser sur "la lumière et l’amour".
C’est ce qu’a souligné le cardinal nigérien Francis Arinze, président du
Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, dans son intervention
au cours de la deuxième journée de la réunion plénière des cardinaux du
monde entier, consacrée au thème des menaces sur la vie. La deuxième journée de cette Assemblée a été entièrement consacrée au thème des sectes.
Le cardinal Arinze, au lieu d’employer le terme de secte a opté plusieurs fois pour le terme plus neutre et plus général de "Nouveaux mouvements religieux"(NMR). Il a expliqué que l’Eglise doit considérer les personnes qui appartiennent aux MNR non comme des ennemis à attaquer, mais
comme des personnes rachetées par le Christ. Certes elles sont maintenant
dans l’erreur, mais l’Eglise veut partager avec elles "la lumière et
l’amour du Christ". Le cardinal a aussi demandé de ne pas tomber "dans le
travers "d’une comdamnation indiscrimée ou dans des généralisations, en appliquant à tous les nouveaux mouvements religieux les aspects les plus négatifs de quelques-uns".
Le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux a de
plus souligné "que les NMR ne doivent pas être jugés incapables d’évoluer
dans un sens positif". Le cardinal n’a toutefois pas exclu certains éléments négatifs des NMR: certaines méthodes utilisées sont parfois contraires à l’esprit évangélique parce qu’elles ne respectent pas suffisamment la
liberté de conscience de l’homme ou parce qu’elles usent d’un ton agressif
envers l’Eglise catholique.
"Nous ne devrions exclure, a ajouté le cardinal, parmi les explications
du surgissemment et de la diffusion des sectes l’action du diable..." Enfin
le cardinal Arinze a observé que très souvent les nouveaux mouvements religieux ont profité des points faibles de l’Eglise catholique. Ainsi beaucoup
de mouvements religieux attirent des catholiques quand il existe dans
l’Eglise "désorientation doctrinale ou confusion", qui peuvent être dues en
partie aux doutes semés par quelques théologiens catholiques ou par d’autres contestant certains enseignements du magistère. Enfin, outre les attaques des sectes, l’ instruction religieuse incomplète des catholiques est
aussi une des causes de désertion.(apic/jt/ba)