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    Le Vatican pas satisfait

    Rome: Réunion de la Convention sur les mines anti-personnel

    Rome, 24 septembre Le Saint-Siège n’est pas complètement satisfait de la manière dont la Convention d’Ottawa a été appliquée. Dans son discours prononcé à l’occasion de la 3ème réunion des Etats signataires de la Convention, tenue à Managua au Nicaragua du 18 au 21 septembre 2001, Mgr Luigi Travaglino, nonce apostolique dans ce pays, a notamment déploré un manque de moyens financiers, de sanctions envers les pays qui continuent d’utiliser des mines anti-personnel ainsi que l’apparition de nouvelles mines non mentionnées dans la Convention. La convention n’a pas été signée par les Etats-Unis.

    Faisant part des "ombres et des lumières" de la Convention d’Ottawa ­ signée en 1997, interdisant la production et l’utilisation de mines anti-personnel, Mgr Luigi Travaglino a mis en valeur quatre points négatifs. Il a particulièrement déploré, dans son discours, la "carence" de moyens financiers face aux coûts dus à l’application de la Convention, le manque de vérifications et d’un système de sanctions, les dangers que représentent d’autres types de mines qui n’ont pas été pris en considérations à Ottawa, telles que les mines anti-véhicules, ainsi que la possibilité de fabriquer des substituts aux mines anti-personnel.

    Le nonce apostolique au Nicaragua a ensuite invité les Etats signataires à "une plus grande assistance" des victimes des mines anti-personnel, ainsi qu’à la restitution des terres déminées à leurs propriétaires et à renoncer "une fois pour toutes", à la production, au commerce et à l’utilisation de "ces instruments de mort qui tuent sans faire de distinction de personnes". "Les objectifs de la Convention ne seront pleinement atteints que lorsqu’ils seront accueillis et observés par tous les Etats", a conclu le prélat, précisant que "la sécurité ne peut pas se baser sur le pouvoir de la technologie ni être garantie par un usage égoïste, mais par la promotion des valeurs éthiques fondamentales".

    Le Saint-Siège a été l’un des premiers Etats à signer la Convention d’Ottawa en décembre 1997. Quelques mois auparavant, le 13 janvier, Jean Paul II avait lui-même demandé cette Convention, lors de son discours annuel au corps diplomatique, en demandant "l’élaboration d’un instrument juridique international contraignant, assorti de mécanismes de contrôles adaptés, pour l’élimination des mines anti-personnel". (apic/imed/mk/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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