L’ordination des femmes et la primauté du
pape divisent encore catholiques et anglicans
Rome, 6décembre(APIC) Le Vatican a fait connaître jeudi, à travers un document de 13 pages, sa réponse au "Rapport final" de la première Commission
mixte internationale entre l’Eglise catholique et la communauté anglicane
(ARCIC-I). Le document laisse apparaître que sur différents points, l’ordination des femmes et la primauté du pape, notamment, les anglicans et les
catholiques restent encore divisés. La Commission, qui a travaillé de 1970
à 1981, a publié au total 7 documents. L’ensemble constitue le "Rapport final".
Dans sa réponse, le Vatican note que ce rapport est "une pierre milliaire significative non seulement dans les relations entre l’Eglise catholique
et la communauté anglicane, mais aussi pour le mouvement oecuménique pris
comme un tout".
L’Eglise catholique espère que sa réponse sera une stimulation à poursuivre le dialogue dans "le même esprit fraternel" que dans le passé. Le
"réponse catholique" souligne encore que les observations faites à propos
des divergences entre les deux Eglises n’ont "en aucune manière pour but de
diminuer l’appréciation pour le travail important fait par ARCIC-I".
Le document publié jeudi contient une "note explicative" afin de donner
un aperçu des domaines où existent "des différences et des ambiguïtés qui
empêchent sérieusement la restauration de la pleine communion dans la foi
et dans la vie sacramentelle" entre les deux Eglises.
Cette note observe entre autres que "malgré une convergence considérable", un plein accord sur la nature et la signification de la primauté romaine n’a pas été atteint". Les auteurs de la réponse du Vatican citent Jean Paul II qui, au cours de sa visite au Conseil Oecuménique des Eglises en
juin 1984, disait que le ministère du pape doit être discuté "en toute
franchise et amitié".
A propos de l’ordination des femmes, le document explique que le point
de vue de l’Eglise catholique a été exprimé dans un échange de lettre entre
le pape et l’archevêque de Canterbury, à l’époque Robert Runcie, et souligne qu’il a été dit clairement que la question de l’ordination de la femme que le Vatican n’accepte pas - "est liée à la nature du sacrement de l’Ordre". De là, des différences, dit-on, qui auront des conséquences sur l’accord atteint à propos du ministère et de l’ordination. (apic/jt/pr)