Rome, 11décembre(APIC) A l’initiative du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux et de la Fondation royale Al al-Bait (Jordanie), une
trentaine de représentants catholiques et musulmans ont participé, à Rome,
à une réunion de trois jours consacrée à l’éducation religieuse.
Conduite par le Dr Nassir Al-Assad, la délégation musulmane était composée de représentants venus de Jordanie, d’Egypte, du Koweit, du Maroc, de
l’Arabie Saoudite et de la Turquie; les participants catholiques, dont la
délégation était présidée par Mgr Michel Sabbah, patriarche latin de Jérusalem, étaient originaires de huit pays: France, Grande-Bretagne, Irlande,
Italie, Jordanie, Liban, Philippines et Ouganda. La plupart des représentants catholiques résident à Rome.
S’adressant aux participants, le cardinal Francis Arinze, président du
Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, s’est réjoui de voir
la Fondation jordanienne inaugurer un dialogue avec des partenaires catholiques. Cette Fondation a déjà entamé une série de dialogues avec des interlocuteurs anglicans et orthodoxes. Le cardinal a relevé que chrétiens et
musulmans sont engagés dans une mission commune au service du monde moderne, celle d’offrir une alternative religieuse à un monde sécularisé qui a
très souvent été indifférent à l’existence de Dieu quand il ne l’a pas ignorée.
Le Dr El-Assad, président de la fondation jordanienne co-organisatrice,
a souligné l’importance du dialogue et a exprimé son souhait de le voir
s’approfondir. Chrétiens et musulmans ont en commun une base qui, a-t-il
déclaré, leur permet d’ouvrir des horizons plus larges, afin d’éliminer les
illusions et les doutes qui gagnent ceux qui partagent leur foi respective;
une base commune qui favorise la sérénité et la confiance réciproque.
Recevant les participants le 7 décembre, Jean Paul II les avait mis en
garde contre "les aspects ambigus, voire négatifs" du progrès et du confort
dans la société moderne. Le pape précise, toutefois, qu’un retour en arrière et le refus du progrès "est irréaliste et dénote un manque de confiance
dans les capacités intellectuelles que Dieu a données aux hommes". Jean
Paul II a exprimé son souhait de voir la concertation se poursuivre sur la
façon de transmettre les valeurs religieuses aux jeunes. Il a rappelé que
cette tâche va de pair avec une redécouverte de la dimension sociale de la
vie humaine et des droits inaliénables comme des responsabilités des individus. Le pape a mis aussi l’accent sur le fait que l’éducation religieuse
doit conduire au respect de l’autre, quelles que soient sa race, ses convictions religieuses, sa condition. (apic/cip/pe)