Rome: reconnaissance du martyre de neuf (211292)
Des décrets concernent également des religieux français
Rome, 21décembre(APIC) Une série de décrets de la Congrégation pour les causes des saints a été promulguée lundi en
présence du pape. Parmi eux, la reconnaissance du martyre de
neuf victimes de la guerre civile espagnole tombées les 29 et
30 août et les 12 et 13 septembre 1936 dans les environs
d’Almeria. Une reconnaissance qui risque de ressusciter la
polémique en Espagne. Lors de la béatification, en 1987,
d’autres victimes catholiques de la guerre civile, le gouvernement espagnol n’avait pas envoyé de représentants à la cérémonie de béatification à Rome.
Parmi les dix-sept décrets relatifs à différentes causes
de béatification et de canonisation, l’un concerne la reconnaissance du martyre de neuf victimes de la guerre civile espagnole: il s’agit de deux évêques, ceux des diocèses d’Almeria et de Cadix, et de sept Frères des écoles chrétiennes,
tous de nationalité espagnole.
Deux autres décrets concernent des religieux français ayant vécu au XVIIe siècle. Un miracle a été attribué à la Vénérable Servante de Dieu Agnès de Jésus Galand de Langeac,
religieuse dominicaine née au Puy-en-Velay le 17 novembre
1602 et décédée à Langeac le 19 octobre 1634. Un autre décret
reconnaît les vertus héroïques du Serviteur de Dieu Nicolas
Roland, prêtre du diocèse de Reims, fondateur de la Congrégation des Soeurs du Saint-Enfant Jésus. Né à Reims le 8
décembre 1642, il est décédé dans la même ville le 27 avril
1678.
En mars dernier, la Congrégation pour les causes des
saints avait déjà reconnu le martyre de 76 victimes de la
guerre civile au Mexique et en Espagne, "assassinées en haine
de leur foi". Il s’agit des serviteurs de Dieu Felipe de Jesus Munarriz et ses cinquante compagnons, religieux de la
Congrégation des Claretins assassinés à Barbastro (Espagne)
entre le 2 et 18 août 1936, et Cristobal Magallanes et ses 24
compagnons, prêtres et laïcs, assassinés au Mexique entre
1917 et 1937.
La guerre civile espagnole fit de nombreuses victimes dans
les rangs de l’Eglise. Dans la seule année 1936 furent assassinés 13 évêques, 4’254 prêtres, 2’489 religieux, 283 religieuses et 249 séminaristes. Dans les années 40, une série de
procès en béatification ont été ouverts en Espagne, dont 800
ont été transmis à Rome. Si Paul VI avait adopté une attitude
de prudence, Jean Paul II, jugeant que les esprits sont aujourd’hui apaisés, en a autorisé la reprise. Des martyrs de
la guerre civile ont déjà été béatifiés en 1987, 1989 et
1990. (apic/cip/jt/ba)