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    sur la politique financière du Vatican (090593)

    Rome: publication d’une étude scientifique

    Rome, 9mai(APIC) La fortune du Saint-Siège se monte actuellement à près

    de 700 millions de dollars. C’est ce que révèle, l’historien allemand Hartmut Benz dans un livre intitulé "Finances et politique financière du SaintSiège" et présenté récemment à l’ambassade allemande au Vatican . 8% de cet

    argent sont placés en or, 38% en emprunts d’Etat, en obligations et en actions et 53% en propriétés foncières et bâtiments.

    Les revenus et les rendements de la fortune du Saint-Siège, qui remontent à l’indemnisation dûe par l’Italie au nouvel état du Vatican au moment

    de son indépendance en 1929, ne pourraient régler qu’en partie les dépenses

    de la Curie et les traitements des 3’300 employés et pensionnés. Pour couvrir le déficit 1993 éstimé à environ 92 millions de dollars, le Vatican

    devra ’désaffecter’ la collecte du "Denier de Saint Pierre", qui sert normalement aux oeuvres caritatives du pape.

    Le déficit du Saint-Siège, grandissant depuis les années 70, a selon

    l’auteur, comme cause les nouvelles missions du Vatican après le Concile,

    l’installation de nouveaux bureaux de la Curie, les nombreux synodes des

    évêques, la continuelle augmentation du personnel ainsi que la récente instauration d’un fonds de retraite. A cela s’ajoute une réorientation fondamentale de la politique des investissements sous le pape Paul VI. Le Vatican s’est alors retiré d’investissements plus avantageux mais moralement

    contestables. Par exemple la participation à l’industrie cinématographique,

    à des groupes pharmaceutiques ou à des entreprises susceptibles de collaborer à la production d’armes.

    L’auteur explique qu’on a misé de préférence sur le secteur des services, sur des entreprises de gaz ou de pétrole et sur les compagnies téléphoniques. Une autre cause du déficit du Vatican est la situation économique de l’Italie avec son taux d’inflation élevé, le blocage des loyers et

    l’augmentation du coût de la vie et des pensions. (apic/b/gs/cb)

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