"La boutique de l’orfèvre", d’après Karol Wojtyla
Rome, 20décembre(APIC/CIP) Séance de cinéma inédite lundi soir 19
décembre dans la salle Paul VI, habituellement utilisée pour les audiences
générales: on y présentait en avant-première le film "La boutique de
l’orfèvre, inspiré d’une pièce de théâtre écrite par Karol Wojtyla. l’actuel pape Jean Paul II.
Les milliers d’invités, parmi lesquels des cardinaux, des évêques, de
nombreux prêtres, religieux et religieuses, mais aussi le ministre italien
de la Culture et le directeur général de la RAI, ont accueilli par des
applaudissements nourris l’apparition dans le générique du nom de Karol
Wojtyla.
Le metteur en scène, Michaël Anderson, un cinéaste anglo-canadien à qui
l’on doit notamment les films "The Shoes of the fisherman" et "Around the
world in eighty days", s’est basé sur un texte du pape paru dans la revue
polonaise "Znak" en 1960 sous le pseudonyme d’Andrzen Jawien. Une oeuvre
qui a été traduite dans 22 langues et qui a atteint un tirage d’environ 50
millions d’exemplaires.
Le thème central de la pièce de Jean Paul II est le mariage. Il met en
scène deux couples polonais qui, à la veille de se marier, achètent leur
alliance chez un orfèvre (Burt Lancaster). Celui-ci leur explique que la
valeur de l’alliance tient moins au métal qu’aux sentiments qui lient les
deux partenaires. Thérèse, l’une des protagonistes, est enceinte et donnera
naissance à un garçon, perd son mari, mort à la guerre. L’autre couple,
émigré au Canada ou le mariage est en crise, a une fille qui ne désire pas
s’unir avec Christophe - le fils de Thérèse, qui a elle aussi gagné le Canada. Les deux jeunes finiront par s’épouser et retourneront en Pologne
pour acheter leur alliance dans la boutique ou s’était rendus plus tôt
leurs parents.
Le film, qui a notamment pour interprètes Burt Lancaster, ben Cross et
Olivia Hussey, n’a pas vraiment convaincu les cinéphiles. Les observateurs
estiment néanmoins qu’il devra sans doute son succès au fait qu’il est basé
sur le texte du pape. Le film sera prochainement diffusé dans le monde entier.
Jean Paul II, qui avait assisté à une projection privée du film, n’était
pas présent à l’avant-première. Il a néanmoins reçu en audience quelques
acteurs ainsi que le metteur en scène. C’est la seconde fois que le Vatican
accepte la projection sur ses écrans d’un film en avant-première. En 1948
déjà, une telle autorisation avait été délivrée à l’occasion de la sortie
du film "Pastor angelicus", consacré au pape Pie XII. (apic/jt/pr)