Rome, 2octobre(APIC/CIP) Après l’ouverture solennelle du Synode, qui a
consisté en une concélébration à Saint-Pierre réunissant autour du pape
tous les Pères synodaux, la premiere Congrégation générale a débuté à 17h
dans la salle synodale, en présence de Jean Paul II.
L’Assemblée a d’abord entendu une intervention de Mgr Jan Schotte,
secrétaire général du Synode, qui a brossé un tableau des travaux effectués
depuis 1983, à savoir depuis la cloture du 6e Synode ordinaire sur la
réconciliation et la pénitence.
Le cardinal Ratzinger, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la
foi, a ensuite fait une relation sur l’avancement de la rédaction d’un
catechisme catholique universel - voeu du Synode extraordinaire de 1985 -,
lequel, a-t-il précisé, pourrait etre publié en 1990.
Le cardinal Gantin (et non le cardinal Ratzinger, comme cela avait été
annoncé), Préfet de la Congrégation pour les éveques, a lu un rapport sur
le statut théologique des conférences épiscopales.
Jean Paul II a cloturé la séance par la récitation de l’angelus.
Deux absences remarquées
A noter qu’à l’ouverture des travaux, le pape avait lu une brève
monition en latin, dans laquelle il a tout particulièrement souligné
l’absence forcée au Synode du cardinal archeveque de Hanoi, Mgr Trinh Van
Can, remplacé comme Président délégué par le cardinal philippin R. Vidal,
archeveque de Cebu.
Cette absence a été d’autant plus remarquée qu’il faisait partie, comme
Mgr Trinh Van Can, des Pères synodaux désignés personnellement par le pape.
Elle coincide d’autre part avec le refus des autorites tchécoslovaques de
permettre à quatre éveques de venir à Rome pour leur visite "ad limina".
Seul le cardinal F.Tomasek, archeveque de prague, agé de 88 ans, a pu se
rendre au Vatican, tant pour cette visite "ad limina" que pour le Synode.
Dans son discours, le pape a rappelé ce qu’il avait dit dans son discours à Mgr Tomasek, qu’il a reçu mardi, déplorant la situation dramatique de
l’Eglise en Tchécoslovaquie, en butte à une situation d’oppression voule et
entretenue par les autorités de Prague. (apic/cip/cor)
Seconde Congrégation générale du Synode (021087)
Rome, 2octobre(APIC/CIP) La 2ème Congrégation générale du Synode s’est
ouverte vendredi matin en présence du pape, le Président de séance étant le
cardinal Lubachivsky, archeveque majeur de Lwow des Ukrainiens.
Les fruits du synode de 1983
Les Pères synodaux ont entendu le recteur de l’Université pontificale
urbanienne, le P. Saraiva Martins, Secrétaire spécial du Synode de 1983 sur
la réconciliation et la pénitence, qui a fait un rapport-bilan des aspects
positifs et négatifs de l’accueil et des fruits de l’exhortation apostolique ’’reconciliatio et poenitencia’’ dans laquelle le pape a propose les
conclusions de cette Assemblee.
Le P. Martins a relevé dans un premier point que l’exhortation post-synodale avait reçu un bon accueil tant de la part du clergé que des laics.
Elle a été largement diffusée dans les églises locales par les moyens les
plus efficaces : lettres pastorales, présentation dans la presse, traductions dans diverses langues, diffusion dans les écoles et les divers mouvements religieux et apostoliques... une autre occasion de faire connaitre la
doctrine du document : les célébrations liturgiques, en particulier les
célébrations communautaires de la pénitence.
Dans un deuxième temps, le P. Martins a fait état d’une augmentation de
la pratique du sacrement de la pénitence. De nombreuses réponses des conférences épiscopales, a-t-il dit, soulignent les fruits produits par l’exhortation apostolique, qui se manifestent entre autres dans une meilleure
comprehension de la part des fidèles, et particulièrement des jeunes, de
l’importance du sacrement de la réconciliation. On note également une plus
grande fréquence du sacrement, et notamment des confessions individuelles,
surtout, a relevé le P. Martins, lors des temps forts de l’année liturgique
et à l’occasion des grandes fetes religieuses et des pèlerinages. Ce sont
surtout les célébrations pénitentielles com- munautaires qui ont le plus
contribué à cette reprise. Le P. Martins a ici cité le cas de l’Argentine
et de la Corée, tout en admettant que la fréquentation du sacrement de la
pénitence n’avait pas évolué dans certaines régions, en raison de diverses
causes, surtout dans les grandes villes, comme la sécularisation croissante, l’hédonisme, la perte du sens du péché, un manque de formation de la
conscience et la crise des valeurs morales dans la société contemporaine.
Beaucoup de fidèles ne sont pas parvenus à découvrir toute la valeur du
sacrement, indiquent les Conférences épiscopales, tandis que la qualité des
confessions est plus grande qu’auparavant.
Le P. Martins a précisé dans un troisième point que les initiatives
n’ont pas manqué pour promouvoir une catéchèse adéquate de la pénitence,
tant à l’intention des enfants que des jeunes et des adultes. De nombreuses
mesures pratiques ont été prises pour apporter plus de soin dans l’administration du sacrement. L’une des principales préoccupations des pasteurs
a été une formation adéquate des ministres de la pénitence. (apic/cip/cor)