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    Même inguérissable, un malade ne peut jamais être considéré incurable

    Rome: plaidoyer du pape en faveur du respect de la vie (260890)

    Castelgandolfo, 26août(APIC) "Jamais autant qu’à la proximité de la mort

    et dans la mort même faut-il célébrer et exalter la vie. Elle doit être

    peinement respectée, protégée et assistée, y compris chez ceux qui sont arrivés à son terme naturel", a déclaré Jean Paul II qui recevait samedi dans

    sa résidence d’été de Castelgandolfo les participants à un congrès international de bioéthique.

    Même déclaré inguérissable par la science, le malade ne peut jamais être

    considéré comme incurable, a ajouté le pape, pour qui "l’attitude que l’on

    adopte devant un malade en phase terminale est souvent le banc d’essai du

    sens de justice et de charité, de la noblesse de l’âme, de la responsabilité et des aptitudes professionnelles des travailleurs de la santé, à commencer par les médecins".

    A propos de la vie à naître, le pape a renvoyé à l’instruction publiée

    en 1987 par la Congrégation pour la Doctrine de la foi, pour rappeler que

    "personne, en aucune circonstance, ne peut revendiquer le droit de détruire

    directement un être humain innocent".

    Revenir à une juste conception de la domination de l’homme sur le milieu

    Montrant le rapport étroit entre respect de la vie humaine et respect de

    l’environnement, Jean Paul II a observé que la prise de conscience sur la

    nécessité de préserver le milieu écologique est désormais à ce point qu’elle appelle non seulement une réflexion attentive, mais aussi une pleine implication de la science et des décisions politiques.

    Face à ce "problème dramatique", le pape a mis en cause "une conception

    du monde et de la personne humaine qui dérive d’un égoïsme foncier". Pour

    restaurer l’équilibre écologique, a-t-il ajouté, il faut en revenir à "une

    juste conception de la domination de l’homme sur le milieu", qu’il a exposée dans son encyclique Redempteur homonis: le sens essentiel de cette domination de l’homme sur la nature consiste dans la priorité de l’éthique

    sur la technique, dans la primauté de la personne par rapport aux choses,

    dans la supériorité de l’esprit sur la matière. (apic/cip/jt/pr)

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