Rome, 12novembre(APIC) La conférence internationale sur la sida qui aura
lieu au Vatican du 13 au 15 novembre a été présentée à la presse samedi 11
novembre. A la conférence, qui est organisée par le Conseil pontificale
pour la pastorale des services de la santé, participent un grand nombre
d’experts du monde entier, dont plusieurs Prix Nobel de la Médecine, des
chercheurs, et des représentants de l’Eglise.
La conférence, qui s’ouvrira lundi par un discours de l’archevêque de
New York, le cardinal John Joseph O’Connor, se terminera par une intervention du pape Jean Paul II. Durant la conference de presse, Mgr Angelini a
expliqué que le thème de la conférence ("Vivre, pourquoi?") "reflète la
crise existentielle de l’homme contemporain dont le sida est une conséquence". Le but de la conférence est d’appeler les hommes politiques, les personnes actives dans le secteur de la santé, les hommes de sciences, etc, à
s’unir et travailler ensemble contre le fléau du sida.
Mgr Angelini a en outre relevé que le sida "est un problème d’éducation
qu’il faut affronter en expliquant la sexualité". Il a souligné que l’emploi de préservatifs est un acte hypocrite, déloyal et inconvenant qui
n’empêche pas la contamination et a condamné la distribution de préservatifs dans les prisons et dans les casernes, par exemple.
Outre Mgr Angelini, qui présidera la conférence conjointement avec le
président de l’Académie pontificale des sciences, Mgr Marini Bettolo, d’autres personnalités sont intervenues samedi. Parmi celles-ci le professeur
américain Pelegrino, qui a relevé que certains médecins aux Etats-Unis refusent d’aider un malade du sida en raison des risques de contaminations.
Il s’agit là, a-t-il dit, d’une attitude moralement indéfendable.
Le président panaméricain de l’Organisation mondiale de la santé, Carlyne Guerra de Macedo, a pour sa part attiré l’attention sur le fait que
dans certains pays le test du sida coûte plus cher que les ressources prévues pour l’assistance annuelle globale d’une personne. Quant au Hollandais
Honings, professeur de théologie morale, il a souligné "que le sida n’est
pas une maladie en soi mais que le comportement de l’homme est la cause du
mal". (apic/jt/pr)