Rome, 3février(APIC) Le septième synode des évêques catholiques ukrainiens de rite byzantin s’est ouvert dimanche par une concélébration en
l’église Sainte-Sophie à Rome. La rencontre, convoquée par le pape, se
poursuivra jusqu’au 10 février. 28 évêques, dont 10 viennent d’Ukraine et
18 de la diaspora participeront à ce Synode qui sera sans doute le dernier
en dehors du territoire ukrainien.
Les travaux proprement dits débuteront lundi 4 février. Ils seront présidés par le cardinal Myroslav Lubachivsky, archevêque majeur de Lviv et
chef de l’Eglise grecque catholique ukrainienne. Il sera assisté par le métropolite du Canada, Mgr Maxim Hermaniuk, archevêque de Winnipeg et par celui des Etats-Unis, Mgr Stephen Sulyk, archevêque de Philadelphie. La session d’ouverture sera introduite par Mgr Myroslav Marusyn, un prélat ukrainien qui est secrétaire de la Congréagation pour les Eglises orientales.
Les participants seront reçus par le pape à l’issue des travaux.
Le synode devra désigner les trois candidats susceptibles de succéder au
cardinal Lubashivsky, agé de 77 ans. Jean Paul II choisira ensuite parmi
eux celui qui présidera l’Eglise ukrainienne de rite byzantin. L’assembée
synodale poursuivra son programme en étudiant l’application du nouveau Code
de Droit canon pour les Eglises orientales qui vient d’être promulgué,
l’étude de la situation pastorale nouvelle et la collaboration avec les
évêques catholiques de rite latin récemment nommés en Ukraine.
C’est le 16 janvier dernier que le pape a reconstitué la hiérarchie
ukrainienne de rite byzantin en confirmant trois évêques et en nommant sept
autres, tandis qu’il nommait également cinq évêques de rite latin. Ainsi
était tournée, comme le soulignait dans un communiqué le Vatican, "l’une
des pages les plus douloureuses" de l’Eglise catholique en Ukraine: persécution pour l’Eglise de rite latin et liquidation pour l’Eglise de rite byzantin. Cette normalisation intervient peu de jours avant le retour en
Ukraine, après 52 ans d’exil, du cardinal Lubachivsky. C’est en effet en
1948 que s’était tenu en Ukraine le dernier Synode de l’Eglise grecque catholique, deux ans après sa dissolution par Staline et son intégration forcée à l’Eglise orthodoxe russe. (apic/cip/ba)