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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Election du nouveau patriarche de Babylone

    Rome: Ouverture du synode des évêques de l’Eglise chaldéenne

    Rome, 2 décembre 2003 (Apic) Le synode pour l’élection du nouveau patriarche de Babylone des Chaldéens s’est ouvert mardi 2 décembre au Vatican. A son issue, mercredi, les 23 évêques chaldéens d’Irak et de la diaspora devraient avoir élu leur nouveau guide spirituel.

    Suite à la mort, en juillet 2003, du cardinal Raphaël Bidawid, un premier synode avait eu lieu à Bagdad, siège du patriarcat, du 19 août au 2 septembre, sans qu’aucun des candidats n’obtienne les 2/3 des voix, seuil nécessaire pour l’élection. Selon le code du droit canon des Eglises orientales, il revenait à Jean Paul II de prendre une décision.

    Le pape a choisi, plutôt que de nommer directement le nouveau patriarche, de convoquer un nouveau synode. Il respecte ainsi l’identité de la communauté chaldéenne qui rassemble aussi bien des Irakiens que des Américains, des Canadiens ou même des Européens. On dénombrerait 550’000 en Irak, contre 150’000 dans les autres pays.

    Si l’élection ne va pas sans problèmes, c’est en raison de ses sous- jacements politiques. L’Eglise chaldéenne tient à son indépendance et sa reconnaissance, ce qui n’est pas facile, surtout dans le climat politique actuel.

    A l’issue du premier synode, trois évêques se démarquaient par leur nombre de voix: Mgr Antoine Audo, l’évêque d’Alep en Syrie, Mgr Ibrahim Ibrahim, et Mgr Sarhad Yawsip Jammo, évêques de la diaspora irakienne respectivement à Detroit et à San Diego, aux Etats-Unis. Dans le contexte d’un Irak contrôlé par les forces de la coalition, l’élection des deux derniers ne semble pas aller de soi. C’est d’ailleurs Mgr Audo, âgé de 57 ans, qui était en tête, mais sa formation au sein de l’Eglise catholique latine aurait été l’obstacle à son élection.

    Eglise chaldo-assyrienne représentée au gouvernement irakien

    En tous cas, les chrétiens d’Irak tiennent à affirmer leur position. Les représentants des communautés chrétiennes assyrienne (Eglise nestorienne autocéphale de 150’000 personnes), syrienne (composée de 50’000 personnes et divisée entre une Église autocéphale et une Église rattachée à Rome) et chaldéenne, ont tenu à marquer leur unité, à la fin octobre 2003, au travers d’une dénomination commune, celle des chaldo-assyriens. Cette entité devait être reconnue dans la constitution irakienne au même titre que les autres ethnies, c’est-à-dire avec ses droits politiques, religieux et culturels, ainsi qu’une représentation au sein des pouvoirs exécutif, législatif et juridique. Les Chaldo-assyriens souhaitent aussi obtenir la direction d¹une province administrative "dans la plaine de Ninive", au nord du pays, où les chrétiens sont nombreux. (apic/imedia/bb)

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