pontifical pour la pastorale des services de la santé sur "L’esprit humain"
Rome, 15novembre(APIC) "Tandis que nous assistons à une phase d’émergence
dans la recherche la plus hardie dans le domaine des sciences neurologiques, nous constatons en même temps une crise de cette ’époque de la raison’ durant laquelle l’esprit humain était considéré comme supérieur, point
de référence et arbitre", a constaté Mgr Fiorenzo Angelini, président du
Conseil pontifical pour la Pastorale des services de la santé lors de la
première journée de la cinquième Conférence internationale organisée à Rome
par son dicastère sur "L’esprit humain". Jusqu’à samedi, ce thème fera
l’objet d’une approche interdisciplinaire et verra la participation de divers spécialistes.
Mgr Angelini a relevé dans son introduction une augmentation des pathologies de l’esprit humain là où au plan social une disparition des mythes
met en évidence les lacunes d’une conception qui séparait exagérément la
sphère de la religion et de la foi de celle de la rationalité. La foi chrétienne, a-t-il poursuivi, a pourtant quelque chose à dire à la science,
soit pour la guider dans sa recherche, soit pour répondre aux questions
éthiques et morales qui la dépassent.
Le discours inaugural de la Conférence avait auparavant été prononcé par
le cardinal Joseph Ratzinger, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de
la foi. Traitant des "mystères de l’esprit humain", il a rappelé que saint
Augustin définissait celui-ci comme "un grand abîme". L’homme, a-t-il observé, est un mystère dont on cherche depuis des siècles à percer les secrets. Le savoir a fait des pas gigantesques pour tenter de démythifier le
mystère humain, mais en même temps se sont élargis l’abîme et son obscurité
impénétrable, a affirmé le cardinal Ratzinger. (apic/jt/cip/cor)