Rome: nouveau pas vers la béatification du fondateur de l’Opus Dei (070791)
Rome, 7juillet(APIC) Le fondateur de l’Opus Dei, l’Espagnol Josémaria Escriva de Balaguer, sera prochainement béatifié. Un décret de la Congrégation pour les causes des saints qui reconnaît un miracle attribué à l’intercession du fondateur a été promulgué samedi 6 juillet à Rome en présence
du pape Jean Paul II.
Le miracle consiste dans la guérison, en juin 1976, d’une soeur espagnole atteinte entre autres d’une tumeur. Avec la reconnaissance de ce miracle, le Père Escriva de Balaguer pourrait être béatifié en automne déjà.
Mais c’est au pape, a précisé le porte-parole de l’Opus Dei, Giuseppe Corigliano, de fixer la date de la béatification. L’héroïcité des vertus du
fondateur de l’Opus Dei, premier pas vers la canonisation, a été reconnue
le 9 avril 1990.
Josémaria Escriva de Balaguer est né le 9 janvier 1902 en Espagne et décédé le 26 juin 1975 à Rome. En 1928, il fonda l’Opus Dei, que Jean Paul II
transforma en 1982 en prélature personnelle à l’occasion de la réforme du
Droit canon. Ce statut permet à l’institution de relever directement de la
Congrégation pour les évêques. La prélature, dirigée par le Père Alvaro del
Portillo, compte environ 1’400 prêtres et 74’000 laïcs dans plus de 50
pays. Les prêtres et les diacres de l’Opus Dei sont formés par ses soins et
relèvent de la juridiction de son prélat, tout en étant soumis aux dispositions générales en vigueur dans les diocèses où ils exercent leur ministère. Les membres laïcs sont liés à l’organisation non par des voeux, mais
par un engagement contractuel qui regarde la vie spirituelle et apostolique.
Au total, onze décrets ont été promulgués samedi. On a entre autres reconnu la réputation de sainteté, l’héroïcité des vertus et le culte ab immemorabili tempore du philosophe et théologien écossais John Duns Scot.
Duns Scot est né en 1265 à Duns (Ecosse) et mort à Cologne en 1308. Il entra en 1281 dans l’Ordre des Franciscains de Dumfries et étudia à Oxford
avant d’y enseigner, ainsi qu’à Paris et Cologne. Dans son oeuvre, il critique sur bien des points l’aristotélisme et le thomisme. Sa philosophie,
qui s’inscrit dans la lignée augustinienne, affirme la priorité de la foi
et de la volonté sur la raison. Parmi les décrets promulgués, on trouve
aussi le cas de l’Italienne Gianna Beretta Molla (1922-1962), une mère de
famille qui lors de la grossesse de son quatrième enfant souffrait d’une
tumeur à l’utérus, mais qui décidait de ne pas interrompre sa grossesse,
consciente que cette décision causerait sa mort. (apic/jt/cor)