Rome: normes de participation au Synode des évêques d’Europe fixées(160491)
Rome, 16avril(APIC) Mgr Jan Schotte, secrétaire du Synode des évêques, a
apporté mardi un certain nombre de précisions sur le déroulement du Synode
spécial des évêques sur l’Europe annoncé lundi et qui se tiendra à Rome du
28 novembre au 14 décembre 1991. Convoqué par Jean Paul II à la suite des
profondes mutations survenues dans la structure civile, sociale, culturelle
et religieuse de l’Europe, ce Synode sera l’occasion pour les évêques de
l’Est et de l’Ouest de se rassembler pour discuter de la nouvelle évangélisation du continent et de la reconstruction des Eglises autrefois victimes
de la persécution à l’Est.
70 délégués participeront à ce Synode, soit 40 des pays d’Europe occidentale et 30 des pays d’Europe centrale et orientale. Expliquant les différentes règles qui seront appliquées en vue de cet événement, Mgr Schotte
a relevé que les normes concernant le nombre de participants avaient été
modifiées pour la circonstance. La Lettonie ne sera présente que par le
président de la Conférence épiscopale lettonienne, cette dernière n’ayant
que trois évêques. la Pologne, en revanche, sera représentée par le président de la Conférence épiscopale et par cinq délégués. Les présidents des
Conférences épiscopales de Suisse, de Belgique, d’Autriche et de Hollande
seront accompagnés chacun d’un délégué. La France et l’Italie ayant elles
la possibilité d’envoyer à Rome 3 délégués en plus des présidents des Conférences épiscopales.
Le Saint-Siège a informé les différentes Conférences épiscopales sur la
phase préparatoire, a-t-on encore expliqué à Rome. Cette information porte
notamment sur la situation actuelle de l’Europe; sur les conséquences de la
chute du mur de Berlin ; sur la signification de ces mutations pour l’Eglise.
Des questions autour de la nouvelle évangélisation
Un questionnaire a en outre été adressé aux épiscopats. Dans un premier
temps, il porte sur une évaluation de la situation: l’Europe vit un moment
décisif de son histoire. Plusieurs questions sont ainsi posées: "Quel est
selon vous le message que l’Esprit Saint adresse à l’Eglise en Europe en ce
moment?"; "Quelle est la signification de la chute du système totalitaire
dans les pays de l’Est?"; "Un signal dans les sociétés occidentales de
phénomènes ayant la même signification interroge-t-il l’Eglise en ce moment?"; "Quels pourraient être selon vous les problèmes qui se présentent
dans l’Eglise en Europe que l’on peut considérer communs à l’Est et à l’Ouest?".
La deuxième partie du questionnaire porte sur "le nouvel effort d’évangélisation". Elle comporte également un certain nombre de questions: "Quels
sont les problèmes qui vous préoccupent le plus en ce moment dans votre
Eglise?"; "Quels sont selon vous les chances et les obstacles de la nouvelle évangélisation de l’Europe?"; "Quels efforts doivent être faits pour
mettre les hommes de notre temps en mesure de rencontrer le Christ, notre
Sauveur, à travers l’Eglise et à travers les chrétiens?"; "Dans une culture
marquée par la mentalité scientifique, que faut-il faire pour présenter la
foi catholique dans sa totale vérité?"; "Quels sont en Europe les principaux buts oecuméniques dans le contexte de la nouvelle évangélisation?";
"Comment vit votre Eglise par rapport au judaïsme?"; "Comment se présente
le dialogue avec les religions non-chrétiennes dans votre Eglise?"; "Comment considérez-vous l’évangélisation de la culture en Europe?". (apic/gmpr)