Rome: nomination de 22 nouveaux cardinaux (300591)
Rome, 30mai(APIC) Après l’annonce mercredi de la nomination de 22 nouveaux cardinaux, dont Mgr Henri Schwery, évêque du diocèse de Sion, le pape
Jean Paul II a expliqué son choix: "Parmi les nouveaux cardinaux, a-t-il
déclaré, on trouve des prélats de tous les continents, dont le mérite est
grand dans le service du Saint-Siège Apostolique et dans le ministère pastoral. Il en est un qui a chèrement payé sa fidélité à Dieu et à l’Eglise
en des heures et dans des conditions difficiles".
Le pape a aussi fait part d’un regret: "D’autres personnes très dignes
auraient mérité d’être élevées à la dignité cardinalice: je pense à tant de
serviteurs fidèles du Saint-Siège, à tant de pasteurs vénérés d’Eglises
particulières dispersées de par le monde et à d’autres éminentes personnalités ecclésiastiques. Les limites numériques fixées par Paul VI, que je
juge opportun de maintenir, ne me permettent pas de leur manifester cette
reconnaissance en cette circonstance. J’espère que cela me sera donné en
une autre occasion".
Hommage aux Eglises persécutées
Jean Paul II l’a indiqué: certains parmi les nouveaux cardinaux ont été
élevés à la pourpre cardinalice en raison de leurs mérites, comme cela a
été le cas lors de précédents consistoires. Ont ainsi été nommés précédemment des représentants d’Eglises éprouvées, comme, en 1979, le cardinal Joseph Marie Trinh Van Can (Vietnam); en 1983, les cardinaux Alexandre do
Nascimento (Angola), Julijans Valvods (Lettonie) ou encore Joachim Meisner
(RDA); en 1985, le cardinal Paulos Tzadua (Ethiopie); en 1988, Vincentas
Sladkevicius (Lituanie).
Cette fois encore, le pape a élevé à la pourpre cardinalice des représentants d’Eglises qui ont beaucoup souffert: Mgr Jan Korec, archevêque de
Prague (Tchécoslovaquie); Mgr Alexandru Todea (Roumanie); Mgr Gong Pinmei
(Chine).
Le pape apprécie aussi la fidélité. C’est sans doute ce qui explique
qu’après le cardinal Henri de Lubac, il a voulu honorer un autre jésuite,
le Père Paolo Dezza, à qui il confia l’intérim à la tête de la Compagnie de
Jésus dans la période difficile qui suivit l’indisponibilité du Père Arrupe, jusqu’à l’élection du Père Kolvenbach. (apic/cip/pr)