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    Mike Pompeo est le chef de la diplomatie américaine © Gage Skidmore/Flickr/CC BY-SA 2.0

    Rome n'apprécie pas l'ingérence américaine dans ses relations avec la Chine

    La tribune publiée par le secrétaire d’État américain Michael Pompeo le 18 septembre 2020 dans les colonnes de la revue américaine First Things, qui critiquait le renouvellement prochain de l’accord entre le Saint-Siège et la Chine, a été perçue à Rome comme une 'ingérence' manifeste des Etats-Unis, rapporte l’agence italienne ANSA le 21 septembre.

    Si l’annonce de l’accord provisoire entre la Chine et le Vatican était survenue le 22 septembre 2018, soit il y a exactement deux ans, l’entrée en vigueur de l'accord renouvelé, dont les termes sont secrets mais qui concerne la nomination des évêques chinois, devrait avoir lieu en octobre, avait annoncé le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin le 15 septembre. Dans une tribune publiée sur First Things accompagnée d’une série de messages sur Twitter, le secrétaire d’État Mike Pompeo, avait estimé notamment que l’accord de 2018 avait "semé la confusion parmi les catholiques chinois" et ne les avait "pas protégés".

    Ces déclarations visant ouvertement le renouvellement de l’accord entre le Saint-Siège et la Chine populaire ont été perçues au Vatican comme une “ingérence” manifeste. Si l’accord n’est pas encore officiellement signé, l’agence italienne ANSA affirme que l’intervention américaine n’interrompra pas le processus de renouvellement de l’accord pour deux ans.

    Dans les bureaux de la Secrétairerie d’État du Vatican, l’expression la plus employée "avec un certain ton d’irritation" pour qualifier l'intervention de Mike Pompeo était celle de "faux pas". Selon des témoins interrogés par ANSA, cette attaque aurait bien été orchestrée par l'administration américaine.

    Une visite de Pompeo d’ici la fin du mois

    L’administration vaticane n’a pas répondu officiellement à la critique de l’homme politique américain, mais déplorerait un "geste précipité" à l’opposé des relations cordiales entretenues avec les États-Unis. Selon un témoin, si le Saint-Siège ne renouvelait pas l’accord parce que Pompeo le demande, ce serait très imprudent et exposerait alors réellement les catholiques chinois aux représailles du parti communiste.

    Une réponse officielle à Mike Pompeo pourrait néanmoins survenir avant la venue du secrétaire d'Etat américain au Vatican où il est attendu le 29 septembre. Il participera par ailleurs à un symposium sur la liberté religieuse organisée par l’ambassade des États-Unis près le Saint-Siège le 30 décembre. (cath.ch/imedia/cd/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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