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    qui s’apprêtent à libéraliser l’avortement

    Rome: Mise en garde du pape aux pays (181089)

    Rome, 18octobre(APIC/CIP) Jean Paul II a adressé mardi 17 octobre une mise en garde aux pays Rome: Mise en garde du pape aux pays (181089). Il a en

    outre invité les chrétiens à "revitaliser de l’intérieur" la civilisation

    européenne "qui montre des symptômes inquiétants de décrépitude". Le discours du pape, rentré lundi de son voyage pastoral en Asie, a été prononcé

    devant les participants au VIIe Symposium épiscopal européen qui s’est conclu mardi à Rome.

    Le pape a encore souligné le "problème essentiel" que pose à l’évangélisation et à la pastorale de l’Eglise la réponse à apporter aux attitudes

    contemporaines devant la naissance et la mort, "un défi qui a toujours

    existé" et qui "se manifeste aujourd’hui d’une manière plus vive et radicale".

    "La civilisation unilatérale - technocentrique - dans laquelle nous vivons, a déclaré Jean Paul II, pousse l’homme à une vision réductrice de la

    naissance et de la mort, dans laquelle la dimension transcendante de la

    personne est obscurcie, voire ignorée ou niée".

    "A cela s’ajoute, a poursuivi le pape, le poids qu’acquiert aux yeux de

    l’opinion publique la législation en vigueur dans plusieurs pays concernant

    la pratique de l’avortement, législation que l’on tente d’introduire dans

    d’autres pays qui n’ont pas encore été contaminés". Il revient à l’Eglise,

    a encore indiqué le pape, d’amener l’homme d’aujourd’hui à redécouvrir la

    pleine vérité sur lui-même et à revenir à une attitude conséquente face à

    la naissance et la mort.

    Jean Paul II estime important de faire comprendre à chacun que, si

    l’Eglise se pose en défenseur de la vie humaine, de son commencement à son

    terme naturel, "elle ne le fait pas uniquement pour obéir aux exigences de

    la foi chrétienne, mais parce qu’elle se sait interprète d’un impératif

    inscrit dans la conscience morale de l’humanité entière". C’est précisément

    pour cette même raison que la société civile, qui est responsable du bien

    commun, "a le devoir de garantir, à travers la législation, le droit à la

    vie et le respect de toute vie humaine jusqu’à son dernier instant".

    Le pape a attiré l’attention sur l’aide efficace que peuvent apporter à

    cet égard les mouvements pour la vie qui "sont en train de se multiplier

    providentiellement dans toutes les parties de l’Europe et du monde". (apicjt/pr)

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