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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    L’Eglise est ouverte à de nouvelles recherches

    Rome: Mgr Saldarini gardien du Saint-Suaire de Turin (190890)

    Rome, 19août(APIC) Le Saint-Suaire de Turin continue d’être proposé à la

    vénération des fidèles: c’est ce qu’a précisé samedi 18 août Joaquin Navarro-Valls, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, en annonçant la

    nomination par le pape de Mgr Giovanni Saldarini, archevêque de Milan, en

    qualité de "custode pontificale pour la conservation et pour le culte du

    Saint-Suaire". Mgr Saldarini succède en cette fonction au cardinal Alberto

    Anastasio Ballestrero, qui souhaitait en être déchargé.

    Dans une déclaration faite à l’occasion de la nomination de Mgr Saldarini, le directeur de la salle de presse du Saint-Siège a évoqué le verdict

    rendu par trois laboratoires (Zurich, Oxford et Tucson) chargés de procéder

    à la datation du célèbre linceul par radiocarbone 14. Comme le précisait un

    communiqué publié par le cardinal Ballestrero le 13 octobre 1988, ceux-ci

    concluaient que l’on peut "avec 95% de chances" estimer que le tissu doit

    être daté de la période comprise entre 1260 et 1390.

    La valeur d’image prime sur la valeur historique

    Joaquin Navarro-Valls a renvoyé au communiqué du cardinal Ballestrero,

    qui affirmait que l’Eglise, tout en s’en remettant à la science pour l’évaluation des résultats de l’examen effectué par les trois laboratoires,

    "confirme son respect et sa vénération à l’égard de cette icône vénérable

    du Christ, qui demeure objet du culte des fidèles, conformément à l’attitude toujours exprimée à l’égard du Saint-Suaire, dans lequel la valeur

    d’image prime sur la valeur de pièce historique, attitude qui fait tomber

    les déductions gratuites à caractère théologique qui ont été avancées dans

    une atmosphère de recherche menée uniquement et rigoureusement sur le plan

    scientifique".

    Comme l’a indiqué le directeur de la salle de presse du Saint-Siège,

    certains spécialistes contestent pourtant les conclusions des trois laboratoires chargés de la datation (comme l’a révélé un colloque tenu à Paris en

    septembre 1989, où les résultats ont été contestés entre autres par la Belge Marie-Claire Van Oosterwyck-Gastuche, du Musée royal de l’Afrique centrale). Par ailleurs, des mystères subsistent, notamment à propos de l’origine et de la conservation du linceul, et ces problèmes exigent des recherches ultérieures. Pour Joaquin Navarro-Valls, l’Eglise est ouverte à toute

    proposition de collaboration sans condition aucune, pour autant que le linceul ne soit pas endommagé et que les recherches ultérieures soient menées

    en continuité avec celles déjà effectuées.

    Pour le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, les conclusions

    livrées par les trois laboratoires en 1988 sont "des données expérimentales

    parmi d’autres, avec la validité et aussi les limites des examens partiels,

    qu’il s’agit d’intégrer dans un cadre multidisciplinaire". (apic/jt/cipcor)

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