Rome: Mgr Miloslav Vlk, nouveau pésident du CCEE
Répondre de façon plus efficace aux exigences de notre temps (160493)
Rome, 16avril(APIC) Le Conseil des conférences épiscopales d’Europe
(CCEE) reste en place, mais il devra continuer à s’adapter. C’est ce que
demande le pape Jean Paul II dans un message adressé aux évêques venus participer à Rome les 15 et 16 avril à l’assemblée de cet organisme. Vendredi
les membres du CCEE ont désigné leur nouveau président en la personne de
Mgr Miloslav Vlk, archevêque de Prague pour remplacer le cardinal Carlo Maria Martini de Milan.
Le nouveau président, Mgr Vlk sera assisté par Mgr Karl Lehmann, évêque
de Mayence et président de la conférence épiscopale allemande pour l’Europe
occidentale et de Mgr Istvan Seregely, évêque de Eger, en Hongrie pour
l’Europe orientale.
Le pape invite le Conseil "à se renouveler pour répondre de façon efficace aux exigences changeantes de notre temps. Un premier changement est
d’avoir appelé les présidents des Conférences épiscopales européennes à
faire partie du CCEE. (...) Après il faudra réfléchir attentivement pour
innover encore dans l’institution et ses statuts. Les nouveaux membres en
collaboration loyale avec le nouveau président, auront le devoir de rendre
toujours plus clairs les devoirs et la structure du CCEE". Et Jean Paul II
d’insister encore une fois sur l’enjeu essentiel: "En toile de fond, reste
la nouvelle évangélisation de l’Europe, un objectif général, mais pas vague. En effet l’Europe a une physionomie historique, civile, sociale, religieuse et culturelle qui exige une adaptation spécifique de l’activité pastorale".
Le renforcement institutionnel du CCEE a déjà été au centre des débats
d’une session extraordinaire du Conseil qui s’est tenue à St-Gall les 24 et
25 mars derniers, au siège de l’organisation. Cette rencontre faisait ellemême suite aux voeux du Synode spécial sur l’Europe de décembre 1991. Les
délégués présents avaient pris connaissance avec satisfaction de la décision du pape d’intégrer de droit les présidents des conférences épiscopales
dans le CCEE et de réserver la présidence à l’un d’entre eux.
Dans son message, le pape adresse en outre ses vifs remerciements au
cardinal Carlo Maria Martini, président sortant du Conseil. Evoquant le
travail réalisé depuis une dizaine d’années, Jean Paul II constate que "le
rayon d’action du Conseil s’adressait plutôt, à cause de la situation, aux
communautés ecclésiales de l’Europe de l’Ouest qui pouvaient facilement
communiquer entre elles dans la liberté de mouvement et de parole". Après
1989, "après la chute des barrières historiques qui séparaient l’Est et
l’Ouest de l’Europe, explique le pape, un plus grand échange de dons est à
présent nécessaire, comme une sorte de conséquence naturelle de la charité
pastorale, pour rendre encore plus unitaires les orientations pastorales,
plus effective la collégialité entre les pasteurs et toujours plus riche la
communion hiérarchique avec le sucesseur de Pierre."
L’urgence du dialogue avec les autres églises
Dans son discours prononcé lors de l’élection de Mgr Vlk, Jean Paul II
est revenu sur l’urgence du dialogue avec les autres Eglises chrétiennes
réunies au sein de la KEK (Conférence des Eglises européennes) en vue du
rétablissement de l’unité des chrétiens. Il a évoqué en outre la naissance
d’une nouvelle solidarité aux aspects multiples sur les territoires europèens, mais aussi ouverte vers l’Afrique, l’Asie et les Amériques "envers
lesquelles le continent européen avec ses Eglises a des mérites, mais aussi
des dettes à payer".
28 des 33 Conférences épiscopales européennes étaient représentées à Rome. Seules l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, la Lettonie et la
Grèce, n’avaient pu déléguer de représentants. (apic/cip/mp)