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    L’ancien archevêque de Lusaka officiellement autorisé?

    Rome: Mgr Milingo poursuit son ministère de guérison (210391)

    Rome, 21mars(APIC) Rappelé à Rome il y a huit ans, Mgr Emmanuel Milingo,

    ancien archevêque de Lusaka (Zambie), a repris son ministère de guérison

    après l’avoir interrompu sur ordre des autorités vaticanes, annonce le trimestriel "Impact", édité par le secrétariat de l’Eglise catholique en Zambie. L’éloignement de Mgr Milingo, dont le pape a accepté la démission en

    1983, avait causé passablement de remous en Zambie et en Italie.

    Agé aujourd’hui de 60 ans, Mgr Milingo est devenu archevêque de Lusaka,

    la capitale zambienne, en 1969. Il s’est découvert des dons de guérisseur

    en 1973, après avoir adhéré au Renouveau charismatique. Dénoncé à Rome, il

    fit l’objet d’une enquête. Invité en 1978 à mettre un terme à ses activités

    de guérisseur, il avait été autorisé à rester sur le siège de Lusaka

    jusqu’en 1982, année où il fut appelé à Rome pour un examen de son cas.

    L’évêque zambien, qui avait accepté de se soumettre à des expertises

    psychiatriques - lesquelles n’ont, semble-t-il, rien donné -, n’a plus revu

    son pays depuis. La dernière séance de guérison qu’il présida devant la

    cathédrale de Lusaka avait réuni une foule de 50’000 personnes.

    Mgr Milingo a guéri - "comme l’ont fait les apôtres aux premiers temps

    de l’Eglise", expliquait-il lui-même à l’époque - des centaines de malades

    jugés incurables, dont plusieurs occidentaux. Karen Swanson, entre autres,

    qui souffrait d’hypertension artérielle, d’une infection rénale et d’une

    lombalgie, a relaté son expérience dans un livre paru en 1982.

    L’éloignement de Mgr Milingo défraya la chronique à l’époque. Les

    journaux le présentèrent comme "l’évêque guérisseur africain puni par le

    Vatican", en publiant des photos de "sa prison dorée". En Zambie, la

    décision romaine suscita une vive protestation aussi bien des protestants

    que des catholiques zambiens, ces derniers manifestant leur dépit en

    empêchant la tenue à Lusaka en 1982 d’une rencontre des évêques de

    l’Afrique de l’Est.

    Autorisé par le pape?

    Aujourd’hui, Mgr Milingo a ses partisans dans toute l’Italie. Des foules

    impressionnantes assistent à ses célébrations. Les malades se pressent à la

    porte de l’appartement qu’il occupe Via di Porta Angelica, non loin du Vatican. On avait pourtant annoncé fin 1988 que l’évêque devrait renoncer à

    ses célébrations à la date du 1er janvier 1989, sans qu’on sache très bien

    d’où émanait l’interdiction. A l’époque, la mesure n’avait pas été officiellement confirmée à la Congrégation pour la doctrine de la foi. Selon

    Mgr Giulano, de la Commission diocésaine de liturgie, elle ne venait en

    tout cas pas du cardinal Ugo Poletti, à l’époque vicaire du pape pour le

    diocèse de Rome.

    Selon "Impact", qui cite à ce sujet un article publié dans le quotidien

    catholique "The Herald", Mgr Milingo a été autorisé par le pape à reprendre

    son ministère en novembre dernier. C’était, affirme le bulletin du secrétariat de l’Eglise catholique en Zambie, à l’occasion d’une audience accordée par Jean Paul II à Mgr Milingo à l’issue de l’Assemblée du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement. Une

    photo montrant le pape en compagnie de Mgr Milingo avait alors été publiée

    dans "L’Osservatore Romano". La preuve, conclut "Impact", que "le Saint-Père reconnaît le bien fondé et la nécessité dans l’Eglise de la pastorale

    des malades et des guérisons".

    Actuellement, Mgr Milingo anime une série de sessions publiques

    d’échanges sur la foi et la guérison à l’intention de prêtres et de

    religieux en service dans le secteur hospitalier. Il célèbre chaque jeudi

    une messe dans une des principales églises de Rome. Il préside en outre

    tous les premiers lundis du mois une célébration eucharistique dans un parc

    de la capitale italienne, et organise presque chaque soir, pour une

    assistance nombreuse, des séances de prière dans sa résidence.

    (apic/cip/pr)

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